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[ Histoire Commune ] L'Orphelinat.

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[ Histoire Commune ] L'Orphelinat.

POmme d'AP.
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MessageSujet: [ Histoire Commune ] L'Orphelinat. Ven 31 Oct 2008 - 16:56

Je suis sûre que certains d'entre vous ont déjà lu un de ces fameux " Livres dont vous êtes le héros ". Les Betas on pensé à reprendre le concept en le modifiant un peu pour qu'on puisse créer une histoire ensemble. Un exemple sera plus parlant que des tartines [ Une manifestation de mon estomac désolée ] de lignes ...


Membre 1 :
Personnage marchait tranquillement dans le long corridor quand un bruit le fit sursauter. Son coeur se mit à battre plus fort ... Sans même se rendre compte personnage accéléra le pas quand il se trouva face à deux portes :
Choix A : Prendre la porte de gauche
Choix B ; Prendre la porte de droite.

Membre 2 : Choix B.
Personnage ouvrit la porte de droite. Il se retrouva dans une chambre balblablaa.

Et ainsi de suite ! Donc allez y, c'est vous qui déciderez la tournure et les rebondissements de l'histoire héhé. Par contre vous n'avez pas le droit de tuer le personnage ou de le mutilet trop gravement, c'est pas drôle si c'est vite finit hein N'hésitez pas à répondre Wink

HISTOIRE & DEBUT :

Ce n'est pas à 59 ans que l'on réécrit sa vie. Mais si vous vous appeliez Mary et que votre maladie en phase terminale ne vous laissait plus que 3 mois à vivre vous feriez comme elle. Et faute de pouvoir la réécrire elle va en découvrir une page. C'est ainsi qu'elle se retrouva au pied de l'Orphelinat. Juché sur une colline, il était à 1/4 d'heure de route de toute civilisation humaine. D'ailleurs même en plein coeur d'une ville, personne à l'époque n'aurait osé entrer. Même si plus personne n'y vivait il était resté comme à l'époque. Et à l'époque de nombreuses rumeurs avaient circulées. On murmurait qu'il s'agissait d'une secte, ou bien d'un repère de détraqués sexuels, que le sang des enfants servait de nourriture à un quelconque démon ou de jouets pervers. Personne n'avait rien dit. Et quand des cris déchirants faisait frémir l'air du soir, on faisait taire sa conscience. C'est pour cela que, lorsque du jour au lendemain l'Orphelinat s'était retrouvé vide, aucun habitants alentour ne s'était inquiété de savoir ce qui était arrivé.
Mary ne se souvenait de rien, juste du bleu de sa chambre d'hôpital après un accident sur une autoroute. Personne alors ne la connaissait et personne n'était venu la réclamer. Elle avait 16 ans. Et à 16 ans elle avais refait sa vie, était devenue Boulangère pour en arriver à mourrir à 59 ans. Elle était retournée dans cet hôpital et on lui avait donné les vêtements qu'elle portait, le jour de l'accident, tant d'années auparavant, et, fouillant dans la doublure de ses souvêtements elle avait retrouvé la carte d'un orphelinat. de celui là même qu'elle avait sous les yeux. La carte et une chance de se souvenir de 16 ans de sa vie.
En inspirant profondément elle poussa le lourd portail et posa un pied sur le sol du parc. Mal à l'aise elle gravit la colline jusqu'à la grande porte.
Choix A : Faire le tour de la maison.
Choix B : Sonner la cloche.
Choix C : Ouvir la porte.


Voilà, bon jeu Wink
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MessageSujet: Re: [ Histoire Commune ] L'Orphelinat. Ven 31 Oct 2008 - 18:57

( chouette début , ça m'inspire )

Choix B

>>


Elle gravit la colline , marchant tant bien que mal sur l'étroit chemin que la pluie avait rendu boueux et glissant . Elle arriva finalement au pied de la grande battisse . Tout lui semblait étrangement silencieux , comme si le lieu était inhabité . S'agrippant à une vieille rampe de bois pourrit , elle gravit quatre à quatre les marches du petit escalier menant à la grande porte d'entrée . Le soir tombait et une brise froide vint agiter les pans de sa longue jupe tachée de boue . Ajustant son col pour se réchauffer , elle eu un instant d'hésitation puis se résolut à sonner la cloche .

La porte s'entrouvrit soudainement. Elle recula dans un petit cri de surprise, puis se ressaisit . Un grand homme maigre la toisait. Elle pinça sa lèvre de ses dents tandis qu'il la dévisageait . Malgré son apparent jeune age, il semblait faible et fatigué. De grandes cernes grises se dessinaient sur son visage pale, fin et lisse. Il portait un costume de domestique, impeccablement propre. Ses cheveux très roux, noués dans un chignon serré, contrastaient tout à fait avec la froideur de ses deux grands yeux gris en amandes . Il ne parla pas. Mary le regarda de la tête au pied. Son regard si vide l'impressionnait et la mettait mal à l'aise. Il s'avança soudain vers elle, et , d'une grande main osseuse, saisit son menton entre son pouce et son index , le tournant lentement vers la droite puis vers la gauche . Mary comprit qu'il détaillait ainsi les traits de son visage, trop stupéfaite pour le repousser. Le regard toujours aussi neutre, il la lâcha enfin, puis lui tourna le dos, s'apprêtant à regagner le hall .

Choix A : Interpeller l'homme
Choix B : Ne pas bouger et rester dehors
Choix C : Attendre le départ de l'homme puis entrer

( >> ou comment introduire un chevelu dans l'histoire muhaha fallait que je le fasse avant qu'il ne soit trop tard hate de lire la suite , ça va me faire bien dessiner je crois shifty et puis si vous répondez pas bin tanpis pour vous je continue toute seule )


Dernière édition par KgL le Ven 31 Oct 2008 - 21:02, édité 1 fois
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/ Vanille
Ancêtre MYHien

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MessageSujet: Re: [ Histoire Commune ] L'Orphelinat. Ven 31 Oct 2008 - 20:40

Choix A

L'homme, déjà, ne lui accordait plus la moindre importance. Son visage n'avait reflété aucune émotion : ni curiosité, ni sympathie, ni surprise ou colère.
Pourtant, à en croire l'état des choses, Mary avait cru deviner que rares étaient les visites à l'Orphelinat; du moins, tout laissait croire ça.
Aussi, elle ne s'était préparée à rien; ne s'était pas non plus attendue à trouver quelqu'un, et, si c'était le cas, n'avait pas réfléchi à quel genre de personne pouvait se cacher derrière les mystères de la grande bâtisse.

Le comportement de l'homme l'avait saisie, pour ne pas dire effrayée. On ne touchait pas les inconnus de cette façon !
Et, après l'avoir jaugée sans laisser, encore une fois, filtrer la moindre émotion, voilà qu'il s'en retournait d'où il était venu, d'une démarche à la fois tressautante mais pourtant étonnement fluide. Mary ne pu s'empêcher qu'il se fondait parfaitement à l'ambiance de la bâtisse.
Malgré elle, surprise par tant de mauvaise volonté, elle sentit vibrer ses lèvres et entendit le son qui en sortit sans vraiment réaliser que ça venait d'elle.

" Monsieur ..? "
Sa voix était chevrotante, tremblante. Elle se demanda si le grand homme l'avait entendue.

Pourtant, celui ci se retourna. Il la regarda à nouveau, puis lui fit signe de le suivre.

A : Obéir, et entrer dans la demeure inconnue
B : s'en aller et chercher un autre moyen d'entrer
C : rester à la porte et demander des explications
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Cartwheel.Aalbiel
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MessageSujet: Re: [ Histoire Commune ] L'Orphelinat. Ven 31 Oct 2008 - 21:02

Allez hop, je me lance, j'aime le principe. Veuillez excuser les maladresses, j'ai pas l'habitude d'ecrire.

Choix A

Mary restait clouee sur place de stupefaction, elle ne s'etait pas attendue a cet accueil peu conventionnel. D'ailleurs, elle n'avait pas su quoi attendre de cette batisse d'apparence desertee. Elle decida de suivre l'homme comme il le lui demandait. Elle se ressaisit, prit une grande inspiration, et franchit prudemment le pas de la porte (celle-ci etant restee ouverte), pleine d'apprehension.

Le comportement du serviteur roux l'avait fortement intriguee. Elle tenta de le rattraper pour essayer d'obtenir des renseignements. Marchant a pas de loups sur la moquetet qui tapissait l'entree, elle s'avanca entre deux escaliers lateraux. La batisse etait grande, et bien que l'interieur soit simple, il etait imposant. Il en emanait une odeur d'anciennete, et une aura quelque-peu mystique et effrayante. Mary se fit la reflexion qu'elle preferait eviter d'avoir a rester la nuit ici un jour. Elle l'avait fait toutes les nuits pendant 16 ans, vraisemblablement, mais elle ne s'en souvenait pas. Mais le domestique allait vite, bien trop vite pour cette femme effrayee en mauvaise sante. Il prenait de plus en plus de distance avec elle. Elle pensait avoir vu le grand homme tourner a gauche, au bout du couloir. Il y avait pourtant 2 portes, elle en choisit une au hasard. D'ailleurs c'est bien au hasard des couloirs et des portesqu'avancait Mary, tres vite elle se rendit compte qu'elle etait completement perdue. Elle se rendit a une fenetre et tenta de reconnaitre le paysage pour se reperer. Elle ne reconnaissait pas l'endroit, mais nota une issue de secours, un escalier exterieur, qui partait de la salle voisine et qui pourrait la ramener a la porte d'entree. Mais tout a coup elle entendit un bruit au dehors, qui se rapporchait de plus en plus. Se sentant oppressee par l'atmosphere regnante, elle commenca a paniquer. Trois choix se presentaient a elle :

Choix A : Rester sur place et attendre
Choix B : Prendre l'issue de secours
Choix C : Sortir en courant de la salle en esperant ne pas rencontrer l'auteur des bruits.
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MessageSujet: Re: [ Histoire Commune ] L'Orphelinat. Ven 31 Oct 2008 - 21:40

Choix C ^^

pas verifié l'orthographe .
Muhaha c'était une super idée ce sujet moi je m'amuse comme une folle .
J'aime déja trop ce qu'on va écrire Happy

>>

Mary s'élança d'un pas rapide vers la sortie de la pièce, se retrouvant ainsi dans un couloir sombre. Les bruits de pas semblaient la suivre, aussi se hata-t-elle, sans vraiment savoir où elle allait . Une lumière l'éblouit soudain. Elle ferma brutalement les yeux , protegeant son visage de son bras . Une main saisit fermement son épaule. Elle releva lentement les yeux pour se retrouver nez à nez avec le grand homme roux . Celui-ci tenait une chandelle à la main. Mary se retrouva tiraillée entre inquiètude et soulagement .

_ Miss, cessez de faire tant de bruit, vous allez réveiller les occupants. Il se fait tard . Les enfants ... ont besoin de sommeil . De beaucoup de sommeil .

Sa voix était douce, mieleuse et curieusement rassurante . Mary se redressa. Elle souhaitait le questionner, mais aucun son ne sortit de sa bouche .
Comme si il avait lu dans ses pensées, le grand jeune homme repris :

_ Vous n'avez pas le droit d'être ici , Miss . Cependant ... Je ne pouvais vous laisser dehors à une heure si tardive. Vous semblez faible et perdue .

Mary fronça les sourcils. Elle retrouvait sa confience en elle.

_ Cessez de m'appeller Miss, monsieur. Je m'appelle Mary, Mary Tanklewood.

Un sourire se dessina sur le visage pale de l'homme .

_ Très bien Miss Mary Tanklewood.

Il s'inclina legerement et lui baisa le dos de la main. Mary sentit son estomac se nouer lorsque ses lèvres touchèrent son gant, sans être capable d'identifier la nature de cette étrange émotion .

_ Appellez moi simplement Aristide. Après tout, je ne suis qu'un valet.

Il se redressa et avança de quelques pas, invitant Mary à le suivre. Elle hésita un instant, puis lui emboîta le pas . Une foule de questions la tourmentaient, mais elle ne trouvait pas le courage de s'adresser à ce jeune homme qui l'intriguait.

_ Je vais vous loger dans mes appartements, repris le valet , vous y serez seule . Ne sortez pas et surtout , surtout ne faites aucun bruit . Aucun .

Il montèrent en silence une série d'escaliers, pour arriver finalement au tout dernier étage, celui des domestiques . Le jeune homme , à l'aide d'une clef, ouvrit une petite porte de bois, qui donnait sur une chambre spartiate au plafond très bas.

_ Respectez mes recommandations, quand à moi , je retrourne faire ma ronde. Bonne nuit, Miss Mary Tanklewood. Je reviendrais demain vous réveiller. Tenez, prenez donc ceci .

Il lui tendit une chaine au bout de laquelle pendait une clochette en argent.

_ Si vous avez besoin de mes services, sonnez.

Il s'apprêtait à sortir lorsque Mary l'interpella à nouveau.

_ Attendez, j'ai besoin de rester ici ! Où sommes-nous ? A qui appartient cet endroit ?

Le valet sourit à nouveau .

_ Tout ceci n'est rien de plus qu'un modeste orphelinat. Notre directeur, le docteur Van Doorn , est actuellement en voyage. Vous ne pourrez pas le rencontrer , si tel était votre but. Je dois retourner travailler Miss Mary, bonne nuit .

Puis il sortit. Mary regarda la clochette qu'elle tenait encore dans le creux de sa main droite . Tout ceci lui semblait invraisemlable . Comment le valet ferait-il pour entendre une si petite clochette ? Et qui était ce docteur Van Doorn ? Tout ceci était fort étrange . Elle s'assit sur le lit et réflechit .

Choix A : faire tinter la clochette pour voir ce qui va se produire
Choix B : dormir et attendre le retour d'Aristide
Choix C : Sortir et suivre Aristide dans les couloirs
Choix D : Sortir et visiter les couloirs seule
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MessageSujet: Re: [ Histoire Commune ] L'Orphelinat. Ven 31 Oct 2008 - 23:43

Choix B

Malgre les questions qui ne cessaient de tournoyer dans son esprits tel des rapaces affames, Mary se rendit peu a peu compte de sa fatigue. Ses membres semblaient s'allourdir et ses paupieres penaient a rester ouvertes. Elle savait pertinemment que d'ici peu, elle serait endormie et lutta de toutes ses forces contre les bras de Morphee qui la tenaient. Il lui fallait des reponses. Il lui fallait des reponses. Il lui fallait...

Non, il etait tard, elle etait malade. Mieux vallait dormir... Elle aurait ses reponses au retour du mysterieux Artistide. Quel etrange personnage, songea-t-elle, deja a moitie endormie. Il semblait presaue irreel, comme sorti tout droit d'un roman d'Anne Radcliffe. Mary sourit interieurement a cette pensee. Elle avait lu les romans de cette ecrivaine, les avait devores meme, tournant presque fievreusement les pages dans sa hate de decouvrir la suite. Mais c'etait il y a longtemps deja, dans un temps plus joyeux, quand la maladie ne lui avait pas encore arrache sa joie de vivre et une grande partie de sa dignite. Ce fut sur cette pensee peu heureuse que notre heroine s'endormit definitivement.

Choix A: elle se reveille dans la nuit
Choix B: Aristide la reveille le matin qui suit
Choix C: elle se reveille seule le matin et trouve (a vous de voir)
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Hera
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MessageSujet: Re: [ Histoire Commune ] L'Orphelinat. Sam 1 Nov 2008 - 7:25

Choix A

(pas terrible tes choix, Moon, si je peux me permettre, ils ne font pas intervenir la volonté du héros mais seulement les aléas du contexte. C’est pas le jeu ^^)

Brrr... Etait-ce le froid, ou bien quelque chose de pire qui réveilla Mary en pleine nuit ? Sans aucun doute quelque chose de pire. Un gosse, tout seul, vêtu en tout et pour tout d’une chemisette d’un blanc incertain. Il avait une tête ronde, inexpressive, et de grands yeux sombres qui la fixaient sans la voir. L’éveillée ne cria pas, mais ce fut tout juste. C’était comme si cet individu lui glaçait la gorge au point de rendre muettes ses cordes vocales.

Etait-ce une fille ou un garçon ? Dans l’obscurité, c’était indéfinissable. Seule la lune et sa lueur froide éclairait le petit personnage, s’introduisant habilement par une minuscule fenêtre proche du plafond. Mary était tétanisée, complètement incapable de faire le moindre geste. Elle se contenta donc de rester assise sur le matelas inconfortable sans pouvoir détacher ses yeux de ceux de l’importun. C’était un orphelin, peut-être, ou alors un fantôme ?

Au bout d’une petite éternité, il disparut. Cette fois, Mary cria. Il s’était volatilisé sous ses yeux ! En reprenant son souffle, elle se rendit compte qu’il avait simplement quitté le petit carré de lumière, et que son corps s’était fondu dans l’obscurité, devenant ainsi invisible. Elle entendit des petits pas courir précipitamment le long du couloir, s’éloignant de la chambre.

Bon sang, quelle heure était-il ? Avait-elle le droit de se lever ? De sortir ? Et si il en venait d’autres ? Mary observa la petite clochette posée sur la table de nuit, indécise.

Choix A : Utiliser la clochette pour alerter Aristide.
Choix B : Sortir de la chambre et poursuivre le gamin.
Choix C : Se rendormir en espérant que plus personne n’entrera pendant son sommeil.
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Fizwizbiz
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MessageSujet: Re: [ Histoire Commune ] L'Orphelinat. Sam 1 Nov 2008 - 8:32

Choix B.

Mary hésita quelques secondes qui lui parurent une éternité. Elle serra la clochette au creux de sa main droite avant de la laisser retomber mollement sur sa table de nuit. La clochette émit un bruit métallique et sourd, mais Mary l'ignora et se leva d'un bond.

Les pas qui s'éloignaient à toute allure lui étaient encore perceptibles alors, puisant dans cette force inconnue que produit la peur, Mary sortit de la chambre et s'élança du plus vite qu'elle le put. Les couloirs étaient noir d'encre, excepté le faible halo lumineux qui entourait chaque fenêtre. Une tâcha blanche s'éloignait à l'autre extrémité du couloir et Mary se focalisa dessus, courant du plus vite qu'elle le pouvait et maintenant son équilibre grâce à sa main droite qui frôlait les murs.
Puis, bientôt, l'enfant disparu dans un couloir adjacent et Mary le perdit de vue. Elle n'entendit plus que ses pas et sa propre respiration, et ces deux facteurs lui donnaient l'impression d'être la seule source de bruit des kilomètres à la ronde et, par conséquent, d'être repérée de tous les gens habitant l'Orphelinat.

Soudain, sa respiration se fit si haletante que Mary dû ralentir, abandonnant sa poursuite de l'enfant...Elle marcha quelques secondes avant de s'apercevoir qu'elle était complètement perdue. Cependant, alors qu'elle passait près d'une porte, des voix attirèrent sont attention. Plusieurs personnes discutaient vivement de l'autre côté de la porte...

Choix A : écouter la discussion
Choix B : elle prend conscience qu'elle a laissé la clochette tinter sur sa table de nuit en la lâchant, Aristote l'a-t-il entendue ?
Choix C : continuer sa route en espérant retomber sur l'enfant.
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POmme d'AP.
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MessageSujet: Re: [ Histoire Commune ] L'Orphelinat. Sam 1 Nov 2008 - 10:47

[ Merci KgL ]

Choix A :

Tâchant de calmer sa respiration saccadée, Mary s'approcha doucement de la porte et tendit l'oreille. le sang battait si fort à ses oreilles qu'elle trouvait miraculeux que les personnes de l'autre côté de la porte ne l'netende pas. Les personnes ? En fait de plusieurs personnes, Mary eu l'impression qu'en fait de plusieurs personnes, il ne s'agissait que d'une seule personne. Et d'une personne qu'elle connaissait : Aristote.
" - Les enfants sont ils tous bien couchés ?
- Oui monsieur.
- C'est parfait mon cher, même la petite Louison qui était malade ?
- Oui oui monsieur le directeur.
- Bien merci mon cher Aristote. "
Il parlait tout seul, donnant les questions et les réponses. Avec une sueur froide elle constata qu'il était fou. ELle était dans ce manoir avec un dérangé. Elle aurait dû s'en douter d'ailleurs, pour vivre ici, pouvait il être sain d'esprit.
" - Mais je crois que Mlle Mary m'a sonné Mr le directeur.
- Allez y mon cher, et .. prenez soin d'elle.
- Bonne nuit monsieur. "
En une seconde les pires scénarios défilèrent le temps d'une seconde dans sa tête. Elle se dépêcha d'atteindre le fond du couloir et monta quatre à quatre les marches. Elle se retrouva dans un couloir. Les chambres étaient numérotées, elle poussa la 79 et vit des dortoirs. Ainsi les enfants dormaient ici, pensa-t-elle. Les enfants ? Non les lits étaient vides ! Elle ouvrit quelques autres portes tout était vide. Aristote était un dément, aucun enfant ne vivait ici, sauf celui qu'elle avait entrevu. Mais le bruit des pas d' Aristote la fit sursauter violemment. ELle passa en revue les différentes ossibilités.

Choix A : Attendre Aristote et lui expliquer qu'elle cherchait les toilettes.
Choix B : entrer dans une chambre et se cacher.
Choix C : Courir jusqu'au fond du couloir et tenter de retrouver sa chambre.
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MessageSujet: Re: [ Histoire Commune ] L'Orphelinat. Sam 1 Nov 2008 - 13:03

C'est pas Aristote , c'est Aristide

choix B


>>

Mary s'élança dans le couloir , le coeur battant . Chaque muscle de son corps malade la faisait souffrir tandis qu'elle courrait , courrait encore . Elle entendit soudain des bruits de pas precipités resonner derrière elle ; quelqu'un la suivait en courrant . Elle se rua sur la première porte qui se présenta à elle , pénétrant dans un dortoir sombre . Reprenant son souffle tant bien que mal, elle barricada la porte à l'aide d'un vieux lit qu'elle poussa de toutes ses forces , se meurtrissant le dos et les jambes. Ceci fait, elle s'assit sur le sol , essayant de rassembler ses ésprits .

_ Miss Mary Tanklewood ?

Elle se retourna en sursaut . Aristide était là, assis sur un lit, une petite bougie éclairant son fin visage pale . Son chignon était presque défait, et ses cheveux roux curieusement décoiffés retombaient en desordre sur ses épaules . La lueur de la bougie se reflètait sur eux dans de très belles lueurs enflammées . Mary le contempla, sans comprendre, la gorge sèche et l'estomac noué .

_ Vous m'avez appellé , mais vous n'étiez pas dans ma chambre . Que faites vous ci ?

Mary sentit la panique la gagner .

_ ET VOUS ? QUI ETES VOUS ? COMMENT ETES VOUS ENTRE DANS CETTE CHAMBRE ?

Le jeune homme leva sa main droite pour lui faire signe de s'apaiser .

_ Je suis venu consoler Julia . Je l'ai entendue pleurer dans son sommeil .

Mary baissa les yeux . Une petite fille, qu'elle n'avait pas encore remarquée, se tenait tout contre Aristide, les bras serrés autour de sa maigre taille . De longs cheveux blancs couvraient son dos et ses épaules . Quant à ses yeux ... Ses yeux étaient vides, sans pupilles . Mary eu un mouvement de recul . La petite fille parla , d'une belle voix claire .

_ La dame aussi a peur de moi Aristide .

L'étrange jeune homme lui caressa la tête .

_ Tu n'as rien à craindre , Miss Mary a été surprise, mais elle ne te rejetera pas , car Miss Mary est comme toi ; elle est malade . N'est-ce pas Miss Mary Tanklewood ?

Mary se sentait tiraillée entre etonnement, peur et colère .

_ Vous êtes fou , vous êtes fou !

_ J'ai sentie la mort autour de vous dès que je vous ais approchée , Miss Mary . Vous êtes malade, très malade .

Il se leva et s'avança lentement vers elle . Mary vis la clochette d'argent briller autour son cou . Elle était paralysée . Il se plaça juste devant elle et retira completement son chignon , laissant retomber ses longs cheveux dans son dos . A cet instant , elle le trouva à la fois très beau et terrifiant , prisonnier de sa démence .

_ Je ne sais pas ce qui vous a amenée à moi Miss Mary Tanklewood , mais cela n'est certainement pas le fruit du hasard . Je peux vous aider .

_ Laissez moi partir d'ici, vous êtes en pleins délire ! Laisser moi emmener ces enfants loin de cet endroit sinistre !

Il lui sourrit amèrement .

_ Pensez vous que ces enfants souhaitent me quitter ? Restez avec nous Miss Mary , et vous serez heureuse . Nous avons besoin d'une nouvelle amie , n'est-ce pas , Julia ?

Mary sentit soudain une douleur aigue lui vrier la hanche , elle cria , mais Aristide la baillona de sa main . Elle baissa legerement les yeux . Une seringue lui transperçait douloureusement la chair. Qu'était-il en train de lui faire ? Déja, elle se sentit chavirer . Sa vue se brouilla , ses jambes tremblèrent . Aristide passa son bras autour de sa taille pour l'empêcher de tomber .

_ N'ayez crainte , ce n'est qu'un mauvais moment à passer . Je suis là .

Mais déja sa voix paraissait lointaine, iréelle . Un voile noir tomba devant ses yeux , puis elle perdit connaissance .


Il faisait jour lorsqu'elle s'éveilla, comme tirée d'un mauvais rêve . Oui , ce n'était qu'un cauchemar ... Un cauchemar ... Elle s'assit . Curieusement , elle n'avait plus mal nul part . Son dos , ses bras ... Tout lui semblait si different, si jeune . Elle ouvrit les yeux et regarda tout autour d'elle . Son estomac se noua . Elle se trouvait dans un dortoir vide . le même que la veille . Ce n'étais donc pas un rêve . Soudain , quelque chose la tira violement par les cheveux . Elle se retourna . Julia , la petite fille albinos et aveugle, se trouvait là , dans une charmante robe de chambre blanche . Mary sursauta . La petite fille faisait à peu de chose près la même taille qu'elle , elle qui lui avait semblé si petite la veille . Elle s'adressa à elle sur un ton très agressif . Ses grands yeux vides effrayaient Mary .

_ Alors te voila poupée , toi aussi . C'est ta faute , maintenant que tu es là, il me rejetera , comme tout les autres ! Sais-tu ce qu'il fait à ceux qu'il n'aime plus ? Je l'ai entendu faire de toi sa poupée, comme il parlait à ton corps inanimé ... Je suis finie ! Finie !

Mary l'observa, stupefaite, sans comprendre . Elle aperçu soudain son reflet dans le carreau de la fenêtre couverte de givre . Un hurlement lui échappa . Une petite fille aux yeux verts et aux cheveux chatains la contemplait . Cette petite fille c'était ... C'était elle ! Elle lorsqu'elle avait dix ans ! Non, ce n'était pas possible !

choix A : hurler de plus belle
choix B : se cogner la tête contre le mur pour verifier que c'est bien un cauchemar et non la réalité
choix C : essayer de se calmer et demander des explications à Julia
choix D : Sortir de la chambre , courrir dans les couloirs pour trouver de l'aide
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MessageSujet: Re: [ Histoire Commune ] L'Orphelinat. Sam 1 Nov 2008 - 13:35

Choix A
[Mon texte est nul, désolé hein =/ ]


    Effrayée. Horrifiée. Il n’y avait pas de mot assez fort pour décrire ce qu’elle ressentait en cet instant. Comment était ce possible ? Comme pour vérifier que c’était le miroir qui déconné elle se passa la main sur le visage, dans ses cheveux. Elle hurla de plus belle, un hurlement terrifié qui retentit dans tout l’orphelinat. Cherchant du regard une issue elle tomba sur la fenêtre, Mary s’apprêtait à l’ouvrir pour s’enfuir que le bruit d’une clé qu’on glisse dans une serrure se fit entendre. Se retournant brutalement elle observa horrifiée la poignée qui coulissa et la porte qui s’ouvrit dans un grincement inquiétant. Ce fut Aristide qui apparut au seuil de la porte. Un sourire satisfait aux lèvres il observa Mary de haut en bas, son regard brillant d’une lueur démente et intéressé. Il plongea ses yeux dans ceux de la jeune fille, sa voix s’élevant dans un souffle ironique.

    - Bien bien, vous êtes réveillés à ce que je vois. Rejoignez moi avec Julia dans la cuisine, le petit déjeuner est servit.

    Ce ne fut qu’a ce moment là que Mary sentit l’odeur des croissants et du café. Elle hésita. Julia elle ne se fit pas prier, elle s’éloigna en compagnie d’Aristide, prenant soin de griffer Mary au passage, lui adressant un sourire cruel. Désormais toute seule dans la chambre, un horrible cri lui parvint aux oreilles, la faisant frissonner. Un cri de souffrance, de douleur intense.


Choix A : Aller voir qui à crier
Choix B : Rester dans la chambre
Choix C : Aller voir si la fenêtre est ouverte pour s’enfuir par là
Choix D : Tenter de s’enfuir (sans utiliser la fenêtre donc)
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MessageSujet: Re: [ Histoire Commune ] L'Orphelinat. Sam 1 Nov 2008 - 14:12

Choix B

Mary resta figée de longues secondes. Sur sa joue, la trace laissée par les ongles de Julia brulait, lui provoquant des élans de douleur dans les joues, la mâchoire et le crâne. Une atroce migraine s'empara d'elle et elle se laissa tomber à genoux, la tête entre les mains, perdue.
Une seconde passa; et, de nouveau, le cri retentit.
Cela eut pour effet de lui faire recouvrer ses esprits. Elle se redressa, s'aidant du lit pour tenir debout comme à son habitude, avant de se rendre compte qu'elle n'en avait aucunement besoin : elle était jeune, en forme, pleine de vie.
Alors qu'elle prenait conscience de cela, un long frisson lui remonta le long de ll'échine. Ce qui se passait était tout simplement impossible. Irrationnel. Dément. Elle devait être folle, elle aussi. Ou alors, elle rêvait.
Elle tendit ses mains devant elle, et eut un sursaut de dégoût en admirant les petits doigts potelés et la peau de pêche d'une douceur extrême. Non ! Elle avait 60 ans, que diable ! 60 ans !

Elle repoussa une mèche de cheveux qui lui tombait sur les yeux. A nouveau, elle eut un frisson de répulsion en sentant la délicate douceur et la finesse de ses cheveux de petite fille. Où étaient passés ses mèches grises, clairsemées ?

Mais, par dessus tout, que se passait-il dans cet orphelinat ? Qui était Aristide ? Et Julia ?
Ce n'était pas la même que l'enfant qu'elle avait aperçu dans sa chambre. Combien d'enfants y avait-il ? Et qui avait poussé le cri ?

Soudain, Aristide apparut à la porte, la dominant de toute sa taille.
" Allons, Mary ... Venez déjeuner, ma chérie. "
Il lui tendit la main avec un doux sourire.

Choix A : se laisser emmener en bas, n'ayant pas mangé depuis des heures, et cherchant des réponses à vos questions
Choix B : sauter par la fenêtre et s'enfuir
Choix C : Exiger des réponses maintenant


Dernière édition par / Vanille O'lantern le Dim 2 Nov 2008 - 13:34, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [ Histoire Commune ] L'Orphelinat. Sam 1 Nov 2008 - 18:24

[ Milles excuses ]

Choix C.

Mary se campa sur ses jambes croisa les bras, et, tâchant de paraître plus assurée qu'elle ne l'était vraiment lanca d'un ton qu'elle voulait dur :
" - Fini les conneries, je veux des explications maintenant ! "
L'autre eu une moue amusée :
" - Allons Miss Mary, soyez raisonnable, une nouvelle vie s'offre à vous maintenant. "
Et il s'approcha en ouvrant les bras. Mary eu un geste de recul, s'empara d'un ceintre qui traînait sur le lit et le brandit devant elle.. Geste irréfléchit. Et dérisoire. Aristide éclata de rire :
" - Soyez raisonnable et posez cela Miss, je vous offre une nouvelle vie, vous êtes guérie maintenant !
- Je VEUX des réponses, hurla-t-elle alors que le ceintre devant elle tremblait légérement.
- Encore faudrait-il que vous ayez posé une question. "
L'air ironique du rouquin calma Mary. Elle posa le ceintre et s'assit avec décontraction sur le lit. Après un silence elle déclara :
" J'ai vécu ici il y a longtemps, vous le saviez ?
- Non Miss.
- Bien sûr, vous êtes trop jeune.
- Ne jugez pas mon âge Miss. "
Elle le dévisagea longtemps, il soutint son regard sans ciller. Elle se concentra sur son corps pour se détendre. Son corps ? Non, ce n'était plus son corps, son ancien corps.
" - le dîner va être froid, suivez moi. "

Choix A : Faire comme s'il n'avait rien dit et continuer la discussion.
Choix B : Se lever et le suivre.
Choix C : Rester dans la chambre.
[/color]
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MessageSujet: Re: [ Histoire Commune ] L'Orphelinat. Sam 1 Nov 2008 - 19:01

Choix C

>>

Mary le dévisagea longuement . Devant son air indécis, Aristide s'agenouilla devant elle . Elle le vit porter ses mains derrière sa nuque, sous ses longs cheveux roux, et détacher la petite clochette d'argent qu'il portait encore au bout d'une chaîne .

_ Et voila pour marquer notre nouvelle amitié, Miss .

Et il la passa autour du cou de Mary .

_ Je sais ce que vous faites ; je ne sais pas comment cela est possible, mais je sais que tant que je porte cet objet autour du cou , vous savez exactement où je suis .

Aristide porta son doigt sur ses lèvres de fillette .

_ Tu parles trop pour une poupée .

Puis il se redressa et , la saisissant par la taille, la porta dans ses bras . Le fait de se trouver ainsi collée contre lui horrifia Mary , mais elle savait que toute défense étaient vouée à l'échec ; à présent qu'elle avait perdue sa force d'adulte , elle ne pouvait rien contre lui . Il était beaucoup trop grand, beaucoup trop fort . Ainsi resta-t-elle sagement entre ses bras . Il traversèrent une série d'escaliers , puis un couloir , pour enfin arriver dans un salon . Mary distingua par les grandes fenêtres un ciel d'hivers crépusculaire ; elle avait donc dormit toute la journée . Aristide la déposa délicatement sur le sol . Face à elle se trouvait une petite table d'une taille enfantine, entourée de deux grands fauteuils et d'un feu de cheminée fraîchement allumé qui crépitait déjà généreusement .Un dîner se dressait sur la petite table , et Mary réalisa qu'elle n'avait pas mangé depuis fort longtemps . Elle alla se servir , escaladant un des deux fauteuils . L'étrange jeune homme aux longs cheveux roux alla s'asseoir devant elle, sur le fauteuil d'en face . Il la fixait d'un regard si pénétrant que Mary s'en trouva fort mal à l'aise . Qui était-il ? Une sorte de démon aux étranges pouvoirs capable d'entendre une toute petite clochette à des kilomètres à la ronde ? Un malade mental à la personnalité double qui collectionne les enfants comme des jouets ? Un génie pouvant en quelques heures seulement rajeunir un corps adulte au point de le ramener à l'enfance ? Ou tout simplement un pervers ? Mais malgré tout l'effroi qu'il pouvait susciter en elle , il la fascinait . Oui, il fallait qu'elle en apprenne plus sur cet étrange personnage . Elle bu une longue gorgée de thé .

_ Dites moi Aristide , où est donc Julia ?

Le grand homme s'enfonça dans son fauteuil, l'air sombre .

_ Julia n'a pas été très gentille avec moi , j'ai été obligé de l'envoyer dans le bureau du directeur .

_ Vous m'aviez dit qu'il n'était pas là ...

Aristide lui jeta un regard noir qui la cloua un instant sur place . Leur présente différence de taille le faisait paraître impressionnant , aussi Mary décida de ne pas en rajouter malgré toutes les questions qui la tourmentaient . Julia était-elle également une adulte rajeunie ? Et où était l'enfant qu'elle était certaine d'avoir aperçu dans la nuit ? Elle réfléchit .

Choix A : continuer à questionner Aristide sur l'orphelinat, les enfants et le docteur Van Doorn
Choix B : changer de sujet et questionner Aristide sur lui-même
Choix C : ne rien dire et continuer à manger
Choix D : se lever et annoncer à Aristide que le repas est terminé
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MessageSujet: Re: [ Histoire Commune ] L'Orphelinat. Sam 1 Nov 2008 - 23:45

Choix B

>>

Mary savait qu'elle allait passer beaucoup de temps a present avec Aristide, meme si la perspective ne la rejouissait guere. Elle aurait donc tout le temps du monde pour decouvrir des choses sur l'homme mysterieux. Pourtant, elle avait l'intuition qu'il ne revelerait pas de lui-meme ses secrets, et elle ne pouvait plus tenir cette situation, elle etait toujours sans reponses. Elle prit son courage a deux mains et commenca a questionner son ravisseur.

- Aristide... hum... Comment etes-vous venu a travailler dans l'Orphelinat ?

Un sourire force etira les levres du concerne, la "jeune fille" commencait serieusement a l'agacer avec toutes ses questions. Il marmonna indistinctement :

- C'est bien la premiere fois que l'une d'elles me fait un tel cinema...
Oh, c'est un travail comme un autre, Mary, j'aime les enfants c'est tout !


Cette reponse etait un vrai cliche, et a la reflexion elle se dit qu'elle aurait du s'y attendre. Elle tenta d'etre plus precise :

- Depuis quand etes-vous ici ? Vous m'avez connue petite ?

Aristide esquiva habilement la premiere question et repondit a la deuxieme par un rictus...

- Mais tu es petite Mary... Il ne faut pas vouloir grandir trop vite, tu ecourterais ton sejour ici avec moi !

Mary pensa secretement que c'est exactement ce qu'elle voudrait, mais elle pensait ne pas avoir le choix. Le ton que prenait le soi-disant serviteur commencait a serieusement l'effrayer, elle etait au bord de la panique, et celle-ci percait dans sa voix.

- Mais... quand le directeur rentre-t-il ?

Aristide haussa les epaules et leva les yeux au ciel, comme exaspere de voir cette question revenir plusieurs fois sur le tapis. Mary finit son repas en silence, puis regagna sa chambre.
En chemin, elle passa devant un bureau qu'elle reconnut : elle y avait entendu Aristide faire un dialogue avec lui-meme. Elle entrouvrit la porte, curieuse de decouvrir l'interieur. Sa panique se dissipait sous cette force, mais l'anxiete lui serrait le coeur. Elle apercut un bureau, avec des lettres, non ouvertes, posees dessus. Celles-ci attiserent sa curiosite. Il y avait peu de meubles, seulement une armoire, et quelques chaises. Tout a coup, elle entendit un bruit de pas.

Choix A : Refermer la porte et continuer son chemin, comme si de rien n'etait
Choix B : Entrer discretement et se cacher en attendant que la personne passe
Choix C : Attraper les lettres et courir vers la chambre
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MessageSujet: Re: [ Histoire Commune ] L'Orphelinat. Sam 1 Nov 2008 - 23:56

Choix C

Mary savait qu’elle ne disposait que de peu de temps avant que la personne dont elle entendait les pas la rattrape. D’ailleurs, il n’y avait aucun doute dans son esprit qu’il s’agissait là d’Aristide – il semblait la suivre partout et elle commençait à reconnaître le son qu’il produisait en marchant. Ce dernier fait l’effraya, et pas qu’un peu car il prouvait l’attention avec laquelle elle suivait les gestes de ce personnage aussi envoûtant qu’effrayant. Elle le connaissait depuis moins de vingt-quatre heures et déjà son emprise sur elle semblait presque totale. Sa propre volonté n’avait plus aucune importance dans ce qui semblait être un jeu pour le valet. Jeu qui tournait bien trop à l’horreur au goût de la malade redevenue jeune fille. Oh, que ne donnerait-elle pour retourner dans son lit d’hôpital afin d’y mourir à petit feu ?

Mais trêve de blabla, nous nous égarons. Car les réflexions de Mary étaient en ce moment d’une importance secondaire. Il lui fallait ces lettres qu’elle voyait là sur le bureau. Ils semblaient lui sourire, l’inviter à les prendre et filer en courant. C’est d’ailleurs exactement ce que fit la jeune fille. Cinq pas, et les fameux papiers furent entre ses mains. Cinq de plus et elle avait rejoint la porte. Ses jambes de gamine la portaient bien plus vite que l’avaient fait ses membres de quinquagénaire en phase terminale. Si la situation n’avait pas été aussi terrifiante, Mary y aurait même prit plaisir. Cependant, elle savait que malgré sa nouvelle force, les jambes d’Aristide étaient bien plus longues que les siennes et que sa force était plus grande aussi.

La meilleure tactique serait sans doute de s’éloigner un peu puis de cacher les lettres dans la petite robe blanche dont elle était vêtue et faire comme si de rien n’était à l’arrivée d’Aristide. Elle risquait moins, même si elle n’avait jamais été la meilleure comédienne que la terre eut portée.

Choix A : suivre cette stratégie
Choix B : courir comme une folle en espérant semer Aristide
Choix C : s’éloigner un peu et se cacher dans une autre pièce.
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Hera
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MessageSujet: Re: [ Histoire Commune ] L'Orphelinat. Dim 2 Nov 2008 - 7:04

Choix C

Paniquée, Mary l’était peut-être, mais elle n’avait tout de même pas perdu ses réflexes. Faisant quelques pas précipités, elle ouvrit une porte au hasard, arracha la clochette qui pendait à son cou et la balança à l’intérieur avant de refermer doucement et de continuer sa course. Haletante, elle aperçut un petit escabeau en bois qui permettait d’atteindre une trappe au plafond, sans doute un grenier. La petite vieille n’hésita pas et escalada la chose à l’aide de ses frêles membres d’enfant. La trappe lui résista une demi seconde avant de céder dans une plainte chevrotante. Mary se hissa dans l’antre sombre et repoussa prestement la trappe : les pas d’Aristide s’étaient faits plus pressants encore.
Elle se retrouva alors dans l’obscurité, sa main toujours serrée sur les lettres dérobées. Zut, elle n’y avait pas pensé avant… Quelque chose de très effrayant menaça alors de la faire hurler de terreur : elle n’était pas seule dans le noir ! Ca se pressait autour d’elle, ça chuchotait, des genoux raclaient contre le plancher poussiéreux…

- Qu’est-ce qui se passe ? Charlie, qu’est ce qui se passe ? Qui est là ?
- C’est la nouvelle poupée je crois, calme-toi Anne…
- Mais il la poursuit, il va nous trouver !
- Non, il n’osera jamais monter jusqu’ici. Calme toi je te dis.
- Vous êtes sûrs qu’elle ne va pas l’appeler avec la clochette ?

Mary ne bougeait pas, elle tendait l’oreille et percevait ainsi ces échanges murmurés. Les voix paraissaient enfantines, mais elle savait désormais qu’il ne faudrait pas s’y fier. Des petites mains téméraires s’aventuraient sur ses épaules, sur sa nuque, sur ses bras, et effleuraient ses cheveux. N’y tenant plus, elle décida de s’adresser aux habitants du grenier.

- Je m’appelle Mary, et je ne sais absolument pas ce qui m’arrive. Pouvez-vous m’aider ? Vous êtes les orphelins ?
- Mary, Mary… Mary la nouvelle poupée ! Julia avait raison !
- Pauvre Julia…
- Que se passe-t-il dans cet orphelinat ? Pourquoi vous cachez-vous d’Aristide ?
- Elle n’a pas la clochette, elle ne l’appellera pas.
- Mais Charlie, si il nous trouve…
- Je t’ai dit qu’il ne nous trouverait pas.
- Il faut qu’elle s’en aille. Elle ne doit pas rester ici.
- Répondez-moi ! J’ai besoin d’explications !
- Si elle fait trop de bruit, il faudra la réduire au silence…

Mary cessa alors toute vaine tentative de converser avec eux. Ils l’ignoraient, volontairement ou pas, mais c’était comme si ils ne comprenaient pas ce qu’elle disait. Qu’entendaient-ils par « réduire au silence » ? Elle ne savait pas vraiment si elle voulait le savoir…

Dans tous les cas, il était clair qu’elle ne pourrait rien obtenir d’eux, du moins en leur posant des questions. En dessous, il n’y avait plus aucun bruit, Aristide devait avoir d’autres chats à fouetter que de poursuivre inlassablement une fillette récalcitrante dans les couloirs de l’orphelinat. De plus, elle tenait toujours entre ses doigts les mystérieuses lettres.

Choix A : Rester sans bouger dans le grenier et épier les conversations des enfants afin de tenter d’en apprendre davantage.
Choix B : Quitter le grenier et redescendre chercher de la lumière pour lire les lettres.
Choix C : Ne pas tenir compte de la mise en garde et questionner de nouveau les enfants (à vos risques et périls !)
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MessageSujet: Re: [ Histoire Commune ] L'Orphelinat. Dim 2 Nov 2008 - 13:53

Choix C (à mes risques et périls ! ^^)

Mary s'approcha des voix, dans l'obscurité la plus totale. Elle serrait contre elle les lettres prises dans le bureau, comme si elles étaient sa bouée de sauvetage en pleine tempête. Les enfants étaient tout proches, maintenant, elle pouvait sentir leur souffle près d'elle. Pour faire moins de bruit, elle parla plus bas encore, espérant cette fois attirer leur attention.

- Aidez-moi à comprendre, par pitié... Que se passe-t-il ici, Bon Dieu ?
- Dieu n'a rien à voir dans tout ça.
- Dieu n'existe pas.
- Chut ! Elle va nous faire repérer.
- Je vous jure que je ne dirai rien, j'ai besoin de comprendre, c'est tout.
- Fais-la taire.
- Attendez !
- Fais-la taire, vite !

Mary ne comprit pas ce qui lui arriva. L'instant précédent, elle essayait de se défendre contre des petites mains qui la maintenaient fermement, et l'instant d'après, elle ressentait une vive douleur à la tête. Elle sombra dans l'inconscience.

--------

Lorsqu'elle revint à elle, elle était toujours dans le grenier, mais elle y était seule. Plus un bruit, plus un souffle. Elle appela faiblement, espérant que les autres enfants étaient encore là (elle avait compris qu'ils l'avaient assommée pour la faire taire, mais elle espérait qu'il ne leur était rien arrivé quand même), mais seul le silence lui répondit. Un silence qui d'ailleurs devenait de plus en plus pesant, oppressant. Combien de temps était-elle restée inconsciente ? Elle n'en avait aucune idée. Trois possibilités s'offraient à elle.

Choix A : Rester dans le grenier et essayer de trouver de la lumière pour lire les lettres.
Choix B : Sortir pour trouver une cachette peut-être moins sûre, mais mieux éclairée.
Choix C : Essayer de trouver ce qui est arrivé aux enfants.
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Mira
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MessageSujet: Re: [ Histoire Commune ] L'Orphelinat. Dim 2 Nov 2008 - 19:43

(Très sympa, comme idée =D )

Choix B

Mary se redressa avec d'infinies précautions. Elle avait l'impression qu'un joueur de tambour fou avait prit sa tête pour son instrument. Sa tête lui faisait atrocement mal. Elle porta ses doigts à son crâne, mais heureusement, ne constata aucune plaie.
Elle se redressa en position assise en grimaçant et remarqua enfin les enveloppes sous ses doigts. Leur texture lui parut bizarrement douce, et prise d'une curiosité toute enfantine qu'elle ne croyait pas retrouvé malgré sa jeunesse revenue, elle décida de les lire. Peut être qu'ainsi, elle comprendra enfin la folie dans laquelle elle se trouvait plongée, cette démence dont elle ne comprennait rien.
Sans bouger, elle tâtonna les environs. Les enfants étaient partis, elle semblait être seule dans une très petite pièce. Elle avait été poussée dans un coin de la salle, et avançant, à quatre pattes, elle trouva la trappe par laquelle elle était montée et un burreau où une vieille lampe reposait. mary était habituée à ce modèle de lampes qui ne se voyaient plus, de nos jours, mais elle ne parvint pas à l'allumer. Frustrée, elle décida de partir, chercher une autre pièce plus éclairée.
Elle souleva la lourde trappe et sans bruit, serrant les lettres contre sa poitrine, elle descendit. Le souffle court, elle referma la petite issue en se promettant de revenir dans cet abri à chaque fois qu'elle se trouvera menacée.

Brusquement, elle entendit un bruit, tout près. Aussitôt, elle s'affola, son coeur commençant à bondir brutalement, et sans réfléchir, elle partit en courant. Elle croyait entendre des pas, derrière elle, des pas lourds et lents du prédateur qui sait que sa proie ne peut plus lui échapper. Submergée par une panique sombre, elle prit un couloir qu'elle ne reconnut pas, et rentra avec violence dans Aristide. Elle ne put retenir un hurlement, et reculant précipitament, elle trébucha et tomba, le souffle court. Le jeune homme roux resta debout, impassible, la fixant avec son regard troublant qui à présent, le terrorisait plus qu'il l'envoûtait.

-Mary ? Je vous cherchais.

Choix A : S'enfuir.
Choix B : Inventer une excuse pour sa disparition
Choix C : Lui demander des explications sur les récents évènements.
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POmme d'AP.
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MessageSujet: Re: [ Histoire Commune ] L'Orphelinat. Dim 2 Nov 2008 - 20:05

Choix C

Mary enfonca les lettres dans sa poche et malgré son état de fébrilité décida que la provocation était la meilleure façon de traiter cet homme étrange. Elle se releva négligemment :
- Excusez moi, vous m'avez effrayée.
- Croyez bien que ce n'était pas mon intention déclara-t-il en s'inclinant légérement.
Mary le regarda et lâcha avec désinvolture :
- J'ai fais des rencontres ... intéressantes.
Elle constata avec satisfaction qu'une lueur d'intérêt s'allumait dans les yeux habituellement si désespéréments vides de son interlocuteur.
- Et qui était-ce ?
Elle n'hésita qu'une fraction de secondes. les enfants avaient l'air tout bonnement terrorisés et les dénoncer n'était guère solidaire. Mais eux, l'avait-ils aidée ? Non de toute évidence, il n'empêche qu'ils pourraient s'avérer de précieux alliés. Elle sourit.
- Je n'ai pas eu le temps de les voir que j'étais déjà inconsciente.
- Très intéressant effectivement Miss.
Sans en être sûre elle cru discerner un certain agacement et en fût assez heureuse. Pour s'en sortir il fallait qu'elle le pousse à exprimer ses sentiments humains, qu'elle le fasse sortir de sa réserve. Etait-ce un détraqué sexuel ? Quel était cet étrange fantasme que de transformer les grand-mères en jeunes demoiselles ? Elle se dit qu'il fallait qu'elle le comprenne si elle voulait finir par sortir d'ici.
Jouant le tout pour le ton elle fit une moue boudeuse et s'agrippa à son bras :
- Vous me raccompagnez ?
- Avec plaisir.
Il la souleva et la rapporta à sa chambre. Même si elle n'aimait pas le contact de cet homme elle s'efforça de sourire.
- Voilà Miss, sonnez si vous avez besoin d'aide.
Il lui donna à nouveau la clochette. Cette clochette, quel rôle jouait elle ? Pourquoi lui revenait-elle sans cesse ? Un étrange malaise s'empara d'elle. Plus cette histoire avançait plus Mary s'interrogeait. En s'asseyant sur son lit elle entendit un bruit de froissement et prit conscience des lettres toujours dans sa poche.

Choix A : Lire les lettres.
Choix B : Lancer la clochette par la fenêtre.
Choix C : Partir en exploration avec la clochette.
Choix D : Partir en exploration sans la clochette.
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Leyayak
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MessageSujet: Re: [ Histoire Commune ] L'Orphelinat. Dim 2 Nov 2008 - 22:26

Choix A
Mary sortie les lettres de sa poche et les étala sur le lit. Il y avait cinq lettres. Elle commença par examiner une belle enveloppe bleu ciel, envoyé par un certain M. Dupuis. Nom très commun. L'enveloppe avait déjà était ouverte. Elle était écrite en lettres manuscrites, d'une très jolie plume. Voici ce qu'elle contenait :

"Cher M. Legros,
L'argent que vous me deviez depuis plus d'un mois n'est toujours pas arrivé, et cela ne peut continuer ainsi. J'ai entendu dire que vous et votre valet de chambre, Aristide, aimiez beaucoup les petits enfants. Ne serait-il pas dommage que sa parvienne aux oreilles de gens haut placés, ou d'une personne un peu plus proche de vous ? J'ai plus de preuve qu'il n'en faut pour vous faire enfermé, mais je veux mon argent. Vous avez tout à perdre la dedans, votre réputation et celle de votre établissement, votre femme et vos enfants, et le reste de votre vie. Pensez bien à ce que je viens d'écrire.

M. Dupuis
Le 6 juin 1965"

Le coeur de Mary a fait un bon dans sa poitrine. Avait-elle bien lu ? "vous et votre valet de chambre Aristide"... Cette lettre date de 1965, Mary venait d'avoir 10 ans. Et Aristide, lui qui paraissait si jeune. Elle se secoua la tête. Peut-être la prochaine lettre sera-t-elle mieux. Cette fois, l'enveloppe blanche était jaunie par le temps, et déjà ouverte également.

"Henri,
Je sais que je vais bientôt mourir, ce n'est qu'une question de temps avant qu'ils ne me rattrapent. Je sais que tu possèdes un Orphelinat et j'aimerais te confier ma fille. Elle va bientôt avoir 5 ans, et elle ne peut rester seule. Sa mère passe ses journées dans la rue à faire je ne sais quoi et je préfère que tu la gardes. Prend en bien soin, en souvenir de notre amitié. Ci-joint une photo d'elle. Adieu.

Jean
Le 2 février 1960"

Mary retourna l'enveloppe et une photo en tomba. Elle la ramassa et l'examina. De la poussière recouvrait la photo et elle souffla dessus. Un courant d'air glacé lui traversa le corps à la vue de cette image. Impossible, c'était tout simplement impossible. Sur la photo, la petite fille, non ça ne pouvait pas, elle s'en serait souvenue. Submergée par les émotions, elle s'évanouit.

Pendant son sommeil, l'image revenait sans-cesse, et Aristide lui criait :
-Il t'a abandonné.
-Non, c'est pas vrai !
-Il t'a abandonné.
-Arrête de mentir, et qui est tu donc ?
-A toi de le découvrir...

Elle se réveilla brusquement, haletante et couverte de sueur. Son coeur tambourinait sa poitrine, comme si il voulait sortir de son corps.
Les lettres étaient éparpillées par terre. Mary les ramassa mais ne trouva pas la photo. Aucune importance...
Elle se releva et regarda par la fenêtre. Mais bien vite, elle entendit des bruits de pas lourds qui s'approchaient, les bruits de pas qu'elle connaissait si bien, les bruits de pas qui venaient la hanter depuis quelle se trouvait à l'Orphelinat, les bruits de pas qui faisaient accélérer le rythme de son coeur, au risque d'une crise cardiaque, les bruits de pas qui la terrifiait, et ils s'approchaient de plus en plus. Plusieurs choix s'offraient à elle.
Choix A => Sauter par la fenêtre (xD)
Choix B => Se cacher en espérant que personne ne rentre
Choix C => Sortir et courir le plus vite possible
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Hera
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MessageSujet: Re: [ Histoire Commune ] L'Orphelinat. Lun 3 Nov 2008 - 8:21

Choix B

Mary n’était pas une enfant, même si elle en avait l’apparence. Elle avait une longue expérience de la vie derrière elle, 59 ans en tout et pour tout, et elle savait de fait rester calme face à certaines situations délicates. Prenant du recul face à ses lectures, elle se dit qu’elle avait finalement trouvé ce qu’elle cherchait en venant ici : des indices sur son passé, sur la personne qu’elle était avant l’accident. Elle avait passé la majeure partie de sa vie seule à travailler dans une boulangerie, et donc découvrir qu’elle avait été abandonnée ne lui était pas si insupportable. Enfin, tout de même… Cela représentait une découverte pour le moins remuante, maintenant qu’elle en avait la preuve. Il fallait qu’elle en sache plus, et elle savait qu’elle trouverait ce qu’elle voulait dans cet orphelinat. Il devait y avoir d’autres indices quelque part, des choses qui lui permettraient de reconstituer le puzzle…

Pourquoi son père était sur le point de mourir lorsqu’il avait écrit ces mots ?
Qui étaient ces gens qui le poursuivaient et qui en voulaient vraisemblablement à sa vie ?
Qui était sa mère ? Une prostituée ?

Ces questions la torturèrent un instant, jusqu’à ce que les pas d’Aristide – encore lui ! – se fassent trop proches pour qu’elle continue à les ignorer. Prenant enfin une décision, elle n’eut le temps que de cacher la lettre de son père sous le matelas avant de se glisser sous le lit. Déjà, la porte s’ouvrait sur les bottes vernies d’Aristide.

- Petite poupée… Poupée, poupée, tu es là ? Je commence à en avoir assez de te courir après sans arr…

Il s’était arrêté brusquement, apercevant sans doute la lettre sur la table de nuit. De là où elle était, Mary ne pouvait voir sa réaction, mais elle l’imaginait parfaitement faire de gros yeux ulcérés en apercevant son bien dérobé. Les deux bottes se rapprochèrent du lit, elle entendit le bruit du papier que l’on saisi, puis ce fut le silence. Il ne bougeait plus, et ne faisait plus aucun bruit. Elle attendit. Quelque chose lui frôla l’oreille, et elle fit un geste terrorisé de la main pour chasser la potentielle araignée. Quand elle reposa la tête sur le coté pour épier la position d’Aristide… horreur, il n’y avait plus rien ! Plus de bottes ! Il avait disparu comme un souffle de vent, sans faire le moindre bruit ! Etait-il parti ? Sans aucun doute, elle n’avait simplement pas été assez attentive, voilà tout.

Prudente, elle décida d’attendre quelques minutes avant de sortir de sa cachette. Les battements de son cœur se calmaient progressivement. Peut-être aurait-elle l’occasion de fouiller plus amplement le bâtiment ? Ses coudes frottèrent contre la poussière tandis qu’elle rampait pour s’extraire de sous le lit, produisant un léger bruit étouffé.

Mary hurla de tous ses poumons lorsque deux solides mains la saisirent par les pieds et la tirèrent en arrière. Aristide n’était pas parti. Il la tenait désormais par les épaules, et présentait à la petite fille un visage qu’elle ne lui connaissait pas. Sa peau était comme tirée, et ses mâchoires crispées comme jamais. De grosses gouttes de sueur perlaient sur son front pour dégouliner le long de ses tempes. Il semblait très en colère, et paraissait lutter contre une violence meurtrière, celle-là même qui déformait ses traits de manière effrayante.

- Mary, Mary… Tu voles… Tu m’as volé… Des lettres, n’est-ce pas ? C’est mal… C’est très mal… Il ne faut pas recommencer… Tu ne vas pas recommencer… J’y veillerai, oui… Tu vas comprendre qu’il ne faut pas mettre ton nez n’importe où ici… Tu dois m’obéir… Tu es ma poupée…

En disant ses mots, il la tirait vers la porte de la chambre. Elle luttait, de toutes ses faibles forces, elle s’accrochait à chaque meuble qui passait à sa portée. Elle sentait que ce qui arrivait était grave, Aristide était dans un état très impressionnant…

- Non, non ! Lâchez-moi ! Vous me faites mal ! Non, vous n’avez pas le…

Il la gifla, avec puissance. Elle ressenti la douleur avec une seconde de retard, et porta la main à sa joue, choquée. Elle découvrait enfin la véritable nature du majordome. Profitant du fait que sa proie soit sous le choc de son coup, celui-ci la traîna dans le couloir. Elle se laissait tirer en continuant de protester faiblement. Qu’allait-il lui faire ? La terreur la rendait impuissante.

Un bruit de clochette retentit soudain. Aristide s’arrêta brusquement et tourna la tête. Curieusement, le bruit ne provenait pas de la chambre, là où ils avaient abandonné l’objet, mais du plafond… Oui, ça venait du grenier ! Les enfants lui venaient-ils en aide ? Ou bien était-ce nouvelle sorcellerie ? Quoiqu’il en soit, la clochette était agitée furieusement, comme si elle était en possession d’un fou hystérique. Aristide vacilla. Il semblait hésiter, comme tiraillé entre l’envie de poursuivre son chemin avec la petite, et l’incommensurable besoin d’aller secourir le porteur de la clochette. Finalement, il céda pour la deuxième option, comme si c’était plus fort que lui. Il lâcha le bras de Mary, y laissant une marque bleue, et s’enfuit comme un malade en sens inverse, en direction du grenier.

Mary n’avait que quelques minutes de répit, elle le savait. Plus que tout, elle avait conscience qu’il lui faudrait éviter l’homme désormais, que la prochaine rencontre lui serait fatale. Encore un peu sonnée, elle prit les jambes à son cou. Trouver des réponses, vite, afin de s’enfuir rapidement de cet endroit maudit…

Choix A : Retourner dans la chambre récupérer la lettre sous le matelas.
Choix B : Explorer les lieux au hasard, au risque de tomber sur Aristide au détour d'un couloir.
Choix C : Se cacher de façon plus efficace dans une pièce et attendre la nuit pour poursuivre ses recherches.
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POmme d'AP.
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MessageSujet: Re: [ Histoire Commune ] L'Orphelinat. Lun 3 Nov 2008 - 15:25

Choix B
Mary resta un instant sans comprendre, la chance qui venait peut être de lui sauver la vie. Elle eût un sourire amer ? Lui sauver la vie n'était que relatif dans son état ... Ou dans son ancien état peut être ? Mais l'heure n'était pas aux questions et Mary partit dans les couloirs d'un pas décidé. Elle était venue ici chercher des réponses et elle allait les trouver. L'idée de retourner dans la chambre où Aristide saurait parfaitement la trouver ne lui plaisait pas, et elle avait passé l'âge de jouer à cache cache. Elle arriva à un énorme escalier, avec un peu de chance l'escalier central. Descendre, pensa-t-elle, descendre au rez de chaussée. Son père l'avait abandonné, c'était un premier élément de réponse, maintenant elle voulait connaître son existence ici et avoir le coeur net sur toutes les rumeurs farfelues qui couraient. Farfelues ? Après ce qu'elle vivait, peut être que ces rumeurs n'étaient pas si farfelues finalement. Elle parvint près de la porte qu'Aristide avait ouvert la première fois qu'elle l'avait vu. Peut être pas la première fois en fait. Il devait bien y avoir un acceuil, quelque chose du genre. Elle ouvrit une porte et traversa la salle à manger, se retrouva dans la cuisine. Elle passa en revue sa situation et alla décrocher un des couteaux qui pendait le long du mur, décidant qu'il pourrait lui être utile. Si sa longue maladie lui avait appris quelque chose c'était bien le courage fasse à la mort. Elle ouvrit les tiroirs les uns après les autres déterminée à se battre. Elle prit de la ficelle, un briquet, un paquet de gâteau et fourra le tout dans sa poche. À la guerre comme à la guerre sourit elle. Continuant son inspection de la cuisine elle passa devant le poêle. il lui sembla alors aperçevoir le reste d'un document calciné. Elle l'ouvrit et attrapa le bout de papier, mais celui ci tomba en poussière entre ses doigts avant même qu'elle puisse y lire quoi que ce soit. Autre chose de blanc dans le poêle attira son attention, espérant découvrir un autre document elle tendit la main. Mais au lieu de sentir le contact du papier sous ses doigts elle toucha quelque chose de solide, le saisit et le sortit. Un os ! C'était un os. Humain, oui un os humain ... Tentant de juguler sa panique elle se mit à gémir :
- Tu t'es enfuie à 16 ans, ça ne devait pas être pour rien, tu as fui l'enfer ce jour là et tu viens d'y retourner !
- L'Orphelinat vous rattrape toujours. Ainsi vous êtes Mary, la seule à avoir réussi à vous enfuir sans qu'on puisse vous rattraper. Paradoxalement votre accident vous a sauvé la vie. Mais c'était inutile, tellement inutile. L'Orphelinat vous rattrape toujours, vous êtes revenue et vous ne repartirez pas !
Ce n'était pas la voix d'Aristide et pivotant lentement elle se trouva en face de l'enfant qu'elle avait vu le premier soir.

Choix A : Continuer la discussion.
Choix B : Le menacer avec le couteau, chaché dans votre poche.
Choix C ; Partir en courant par la seconde porte de la cuisine
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Azur
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MessageSujet: Re: [ Histoire Commune ] L'Orphelinat. Lun 3 Nov 2008 - 17:19

(Idée de génie!)

Choix A

Le gamin était toujours vêtu de sa chemise poussièreuse. Il regardait fixement Mary.. Lui au moins n'était pas appeuré, et peut-être pourrait il répondre à ses questions! Cependant, il l'effrayait. Il la conaissait! Cela faisait quarante-trois ans qu'elle s'était arrachée à cet Orphelinat de malheur, et il la conaissait! Quel sortilège permettait de telles folies? Mary chassa ces pensées effrayantes de son esprit; il ne fallait pas perdre une seconde.
- Quel âge as-tu?
- Dix ans, comme vous!
- Réellement! aboya-t-elle!
- Suivez-moi!
En quelques pas, il s'approcha d'elle et saisi sa petite main, avant de l'entrainer à sa suite dans un dédale de couloirs. Mary songea un instant à s'échapper. Elle se passerait de toutes les réponses à ses questions, se confronterait à tous les silences de son passé pour éviter de mourir devorée par un malade. Et puis cette apparence la rebutait, elle était malsaine. Même malade, elle souhaitait retrouver son corps, son vrai corps, marqué de la sagesse et du temps. Le garçonnet s'arrêta devant un grand cadre, et Mary l'observa. C'était une photo de classe. A gauche, se tenait droit, identique à l'actuel, un Aristide sérieux. D'un doigt menu, l'enfant désigna une filette sur l'image que Mary dévisagea avec stupeur.
- Vous voici. Et me voilà.
- C'était il y a plus de quarante ans! Que faisons nous ici? Pourquoi n'as tu pas changé?
- Nous servons de jouets. Nous sommes de jolis poupons, de jolies poupées pour le Maître. Il nous aime.. tour à tour.
- Qu'est ce que cela signifie?
- Le véritable enfant, c'est le Maître. Il désigna rapidement la fine silhouette, sur la gauche de la photo.
- Mais sois clair! Je ne comprends rien!
L'enfant semblait hésiter. Puis il embrassa de la main toute la photo, et poursuivit.
- Nous sommes tous prisonniers de l'Orphelinat. Et nous sommes tous prisonniers de nos corps d'enfants, parce que le Maître nous aime comme cela. Je devrais vous conter toute l'histoire, pour que vous compreniez. C'était il y a plus de quarante ans, comme vous l'avez dit. Je ne sais plus exactement.. Nous étions tous de jolis enfants, mis dans cet Orphelinat, et surveillés par le Maître. Au début, tout allait bien. Nous grandissions normalement.. Mais le Maître avait un comportement étrange. Parfois, il punissait un élève pour une raison futile, et l'emmenait dans son bureau. L'élève ne reparaissait jamais. Alors un jour, nous étions tous devenus des adolescents terrifiés par cet homme, une jeune fille a decidé de s'enfuir. C'était vous. Nul ne sait comment vous avez fait, mais lorsque le Maître a découvert votre disparition, il est entré dans une fureur noire. Il hurlait que notre âge nous faisait perdre la tête. Il s'était tout d'un coup radouci, et avait dit que l'adolescence ne serait plus un fardeau pour nous. Il nous a alors fait la même injection qu'a vous, et nous avons retrouvé nos corps d'enfants. Dès lors, il s'est occupé de nous. Il en choisissait un parmi nous, son preferé, et le cherissait. Personne ne sait ce qu'il lui faisait, mais quand sa marionette commençait à désobéir, alors elle disparaissait. Alors, il en choisissait un nouveau, et le manège recommençait.. Alors, nous nous cachons. Nous ne sommes plus que sept, maintenant..
Mary l'observait, glacée d'effroi. Elle faisait peu à peu le lien entre la révélation du garçon, et les évenements passés.. Il fallait à tout prix s'echapper!

Choix A > Mary tente de s'echapper (en vain?)
Choix B > Les deux gamins décident d'organiser la resistance pour sauver les derniers enfants.
Choix C > Aristide débarque, les surprend, sa colère est terrifiante.
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MessageSujet: Re: [ Histoire Commune ] L'Orphelinat. Ven 7 Nov 2008 - 20:42

Choix C

>>


Le regard du petit garçon changea soudain. Il regarda tout autour de lui, puis pris la main de Mary dans la sienne .

_Venez, nous ne devons pas rester là .

Et il se mit à courir, la tirant dans son sillage avec une force tout à fait étonnante . Ils traversèrent plusieurs pièces . Mary le suivait, trébuchant dans sa petite chemise de nuit blanche . Ils s'arrêtèrent soudain en pleins milieu d'un salon, face à une cheminée qui semblait ne plus avoir servit depuis fort longtemps . Le petit garçon semblait inquiet . Il se tourna vers elle .

_ Ecoutez Mary, vous allez faire comme moi ...

Mais soudain, le bruit d'une porte qu'on claque résonna, lui coupant la parole. Mary entendit des bruits de pas , accompagnés ... Du tintement d'une clochette . Son estomac se noua. Inquiète, ses yeux restèrent un instant rivés sur la porte par laquelle ils étaient entrés, puis elle se tourna à nouveau vers son compagnon. Son sang se glaça. Elle était seule. L'autre avait disparu, la laissant là, totalement vulnérable. Elle regarda tout autour d'elle, voulu appeler, mais se ressaisit alors, pensant que sa voix ne ferait qu'attirer celui qui la cherchait. La panique s'empara d’elle.
" Abandonnée, il m'a abandonnée !"

Mais à peine avait-elle réalisé qu'elle se trouvait seule que la porte s'ouvrit violement. Son coeur rata un battement tandis que ses jambes se dérobaient sous elle . Aristide se tenait dans l'encadrement de la porte , plus pale que jamais, la clochette entre les dents . Ses longs cheveux roux collaient à son visage tandis qu'il haletait, trahissant la longue course qu'il venait d'effectuer . Mary, terrorisée ,le fixait sans scier, les yeux exorbités par la peur . Du sang dégoulinait de sa main gauche, imprégnant son gant blanc de valet. Il la dévisagea d'un regard haineux et enflammé qui la cloua sur place . Elle aurait voulu se lever et s'enfuir, mais ses jambes ne lui obéissaient pas . Lentement il s'avança vers elle, la noyant dans son ombre.
La toisant, il lui cracha la clochette au visage.

_ Je suis très fâché, tu n'as pas été très gentille, Miss Mary .

Se penchant sur elle, il récupéra le petit objet d'argent, et le noua une nouvelle fois autour de son cou de petite fille . Elle ferma les yeux , portant son bras devant son visage dans un geste protecteur . C'est alors qu'il la saisit à la gorge . lentement, il se redressa, la soulevant de terre tandis qu'elle étouffait, portant ses mains à sa gorge pour tenter de se dégager .
Il la secoua violement.

_ Jamais vous n'écoutez ! Jamais ! Et toi, tu es comme les autres ! Vilaine ! VILAINE !

Ce qui se passa ensuite fut si rapide ... Le corps de Mary s'envola soudain, puissamment projeté par les bras du valet. Elle percuta violement le mur avant de s'écrouler sur le sol, sonnée . Sa nuque lui faisait mal. Elle porta sa main à sa tête . Du sang coulait dans ses cheveux . Tout son corps semblait souffrir . Non , ce n'était qu'un cauchemar ... Un cauchemar ...

_ Non !

Elle releva tant bien que mal la tête. Aristide fondit sur elle.

_ Non ! Non ! Petite poupée ! Petite poupée !

Elle regarda, pétrifiée d'horreur, tomber devant elle à genoux. Il la saisit par l'épaule, la souleva et la porta dans ses bras . Chaque muscle de son corps se crispa sous l'effet de la peur. Quelque chose de chaud et de liquide dégoulina sur ses jambes. Elle venait de s'uriner dessus. Aristide la serra contre elle, la berçant tendrement. Il enfouit un visage humide dans son cou. Mary compris qu'il pleurait.

_ Oh ! Petite poupée, Miss Marie, ne soit pas brisée, je t'en prie ! Je suis méchant, méchant et très maladroit ! Mais ce n'est pas ma faute si tu refuses de m'aimer !

Il la serait si fort qu'elle pouvait à peine respirer , mais elle ne pouvait opposer aucune résistance . Elle sentait son souffle dans sa nuque, ses lèvres sur sa peau , et tout ceci la terrifiait , comme s'apprêtant à être dévorée . Son corps se mit à trembler. Aristide se redressa lentement et lui caressa les cheveux de sa main toujours ensanglantée . .

_ Je sais que ce n'est pas ta faute, Miss Mary . Ils t'ont corrompue, c'est de leur faute si tu fais des bêtises. Il t'a approchée, je sens encore son odeur toute fraîche sur ta peau . Mais sache que ce n'est pas un bon garçon , pas dutout . Il sera punis aussi , comme Julia , comme Louison qui t'a volée ta clochette ... Non sa punition sera pire, bien pire ... Mais ne t'inquiète pas , Miss Mary , Petite Poupée, à présent je connais leur cachette . Ils seront punis, un à un, et bientôt nous seront heureux, nous pourrons jouer ensemble tout les deux pour l'éternité sans personne pour nous embêter.

Il parlait comme un enfant. Ce constat troubla Mary de plus belle. Il la déposa sur le sol très délicatement et se releva . Passant sa main gantée sur son pantalon, il constata soudain que l'urine de Mary maculait ses vêtements.

_ Oh ! Pauvre Miss Mary ! Il faut te changer ! Je vais te chercher une robe de chambre propre. Reste bien sage ma petite poupée, je vais revenir pour te laver.

Et il sortit de la pièce . Mary , toujours tremblante , resta assise sur le sol . Tout son corps la faisait souffrir . Elle se sentait à demi inconsciente, comme dans un rêve qui s'estompe , la douleur et la peur voilant son esprit .

Choix A : rester sur le sol et attendre Aristide , trop sonnée pour bouger .
Choix B : retrouver ses esprits et chercher à s'enfuir.
Choix C : Appeler le petit garçon : peut-être est-il toujours dans les parages.
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[ Histoire Commune ] L'Orphelinat.

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