| | Hanazuki - Fonds de tiroirs [B] | |
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.: Olena - Hanazuki :. Rang à définir


 Age : 15 Inscrit le : 05 Sep 2006 Messages : 761 Logiciel de création : Photoshop 6, Photofiltre, E-anim
| Sujet: Hanazuki - Fonds de tiroirs [B] Ven 20 Juin - 3:26 | |
| Des textes plus ou moins courts (plus souvent courts que longs, je vous l'accorde), écrits pour m'occuper en cours ou pour répondre à un soudain besoin de tapoter le clavier. Ce sont à la base des fanfictions sur The Gazette (ainsi, je savais où les poster, tous ces textes n'ayant étés présentés pour l'instant que sur un forum sur le groupe en question). J'ai finalement décidé de les poster aussi sur Make Your Horse. J'attends tous vos commentaires constructifs et instructifs. Même si c'est pour me dire que c'est nul, n'hésitez pas, mais justifiez. Je ne suis pas un grand auteur confirmé, l'écriture n'est qu'un passe-temps pour lequel je manque de talent. Mais je vous serais reconnaissante de vous prendre le temps de lire mes écrits. Merci =) J'en ai d'autres en réserves, mais ils ne sont pas finis... vous vous contenterez donc de ces quelques dizaines de lignes composant mes trois minuscules textes...
20 Secondes Note: je précise que les deux personnages sont des hommes, vu qu'apparament ce n'est pas très clair pour tout le monde... Je sais que c'est assez gnangnan par moment, mais je ne sais pas comment corriger ça...
| Spoiler: | | | Je me souviendrais toujours de ce jour terrible. Je me souviens de chaque seconde.
Je me promenais dans les rues de Tokyo, appréciant le doux soleil de ce début de printemps. Comme toujours, mes pensées étaient envahies par le doux sourire de celui qui me tenait entièrement sous son emprise. Je le cache à tous, mais à vous je peux bien le dire: je suis amoureux. Fou amoureux. Perdu dans mes pensées, je mis du temps avant d'entendre que quelqu'un m'adressais la parole - Reii-chaan!! Youhou! Allô, ici la terre, vous m'entendez? - Surpris, je lève les yeux vers le jeune homme qui m'appelai ainsi. Uruha - Ah... désolé, la douce chaleur ambiante a emporté mes pensées parmi les nuages, c'est à dire loin d'ici... - Disant cela, je lève mon regard vers le ciel d'un bleu clair uniforme. Pas un seul nuage. Rien que le bleu et la blancheur éclatante du soleil qui caressait mes épaules nues. Uruha jette un coup d'oeil à sa montre avant de m'annoncer d'un air navré: - J'suis désolé, je vais devoir t'abandonner... je suis déjà en retard pour mon rendez vous... Allez, je file! Tchao! - Il part en courant sans me laisser le temps de réagir. Je le regarde s'éloigner. Il semble vraiment pressé. Trop pressé? Il s'élance sur la route sans prendre le temps d'attendre que le feu piéton ne passe au vert. Son rendez-vous est-il si important que cela? Un rendez-vous avec qui, d'ailleurs...? Je crois qu'il n'a pas vu la voiture. Je crie son nom. Grave erreur. Erreur que je ne me pardonnerai jamais. Il se retourne et me regarde, se demandant pourquoi je l'appelle ainsi. La voiture avance encore. Lentement, très lentement, énormément vite. Le temps ralentit, le temps s'accélère. Les secondes s'étirent, les secondes rapetissent. Le pare-choc de la voiture cogne les jambes d'Uruha. Lentement. Rapidement. Brusquement. J'entends le crissement des freins qui serrent les pneus qui frottent le sol, dégageant une odeur de caoutchouc brûlé. J'entends le bruit du craquement d'un os, horrible symphonie. Uruha ouvre la bouche. Son regard est fixé sur moi, comme s'il me demandait de l'aide. Moi je ne bouge pas, je n'y arrive pas. Le temps est trop court. Ces longues secondes sont bien trop courtes. Ses jambes plient sous la blessure, l'entraînant tout entier dans leur chute. La voiture continue d'avancer. Sa carrosserie noire brille sous le soleil, éblouissante. Le métal chaud entre en contact avec les cotes d'Uruha qui plient sous la force du choc. Le craquement des os, encore. Ce bruit si infime m'emplit les oreilles. J'ai la tête qui tourne, j'ai la nausée. Mais depuis ces trois longues secondes, je n'ai pu faire qu'un seul pas en avant. La voiture continue d'avancer. Uruha tombe lentement. Son corps touche le sol dans un bruit sourd, sa chevelue retombe avec grâce sur son épaule. La voiture continue d'avancer. Les freins crissent toujours. Inutiles. Les roues du véhicule continuent leur route et escaladent lentement le corps immobile d'Uruha. Ses yeux sont fermés. J'ai l'impression de souffrir autant que lui. Un pas après l'autre, je me rapproche lentement, trop lentement. Chaque mouvement dure une éternité. La voiture continue d'avancer. Les pneus dérapent sur sa taille, son bras se tord sous le poids de l'assassin métallique. Et enfin, la voiture s'arrête. Je m'arrête aussi. Je ne peux pas faire un pas de plus. Je n'entend plus rien. Je n'entend plus le brouhaha des gens alentours, je n'entend pas la portière de la voiture s'ouvrir brusquement, je n'entend pas les jurons du conducteur. J'entends juste le silence de la respiration d'Uruha. Je ne vois plus tous ces gens qui s'agitent autour de moi. Je ne vois plus le soleil que j'admirais encore quelques secondes auparavant. Je vois juste le sang d'Uruha qui s'écoule lentement sur le bitume gris. Cette scène n'a duré que quelques secondes. Quelques rapides secondes. Une éternité pour moi. Le temps qui s'étire à l'infini comme s'il désirait faire durer le plus longtemps possible ce moment d'horrible agonie. Tout était si rapide. Tout était si lent. Mon esprit est en ébullition. Tout se brouille. Je voudrais pouvoir espérer, mais je sais bien que c'est vain. Je n'ose plus espérer. Je n'ose plus penser. Je n'ose plus vivre. Uruha, ne pourrais-je donc jamais te dire à quel point je t'aime?
Heimaku.
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Blood Battle Note: Très court, oui. Mais l'Idée m'a subitement sauté dessus et m'a forcée à l'écrire... *sbaaf* et j'avais pas d'inspi', moi u.u alors le résultat est vraiment court
| Spoiler: | | | Le silence était revenu, à peine troublé par le rugissement des avions qui filaient loin au dessus de moi. Des canons résonnaient au loin, trop loin pour que j'y prête attention. J'observais les gens tout autour de moi. J'étais debout, ils étaient tous couchés. Mon coéquipier Ruki était allongé sur le corps d'un homme inconnu. Ses yeux étaient grands ouverts, révulsés, voilés par la mort. De son bras droit ne restait qu'un lambeau de chair ensanglanté, pendant tristement sur son buste éclaté par le fragment d'un obus, découvrant ses viscères entremêlées, son coeur explosé, ses cotes en miettes. Partout, la même scène. J'entendis les plaintes suppliantes d'un homme qui se traînait vers moi. Il lui manquait une jambe et l'autre était totalement explosée, laissant une large trace de sang sur leur passage. Il était défiguré, la moité de son visage ayant été arrachée par la déflagration d'un obus. Je me demandais comment il pouvait être encore en vie. J'aurai pu le laisser agoniser ainsi, mais j'eus la générosité de gâcher une balle pour achever ce cadavre vivant. Je fouilla les nombreux cadavres afin de trouver des armes et des munitions, empochant ainsi bonne quantité de balles. Je pris aussi le poignard de Ruki, mieux aiguisé que le mien. Puis je couru, loin devant moi, fuyant ce tas de cadavres, rejoint dans ma fuite par trois autres survivants. Nous avancions à découvert, courant dans les herbes sauvages, à la recherche d'un camp, d'une troupe amie, de n'importe quel refuge. Mais nous n'avons pas été assez prudents. Le rugissement d'un avion précéda l'explosion. Je m'écrasa au sol, aveuglé, sonné. J'entendis le cris de deux des soldats amis, un cri exprimant toute leur douleur. Je me releva en même temps que le troisième soldat qui avait lui aussi survécu. Nos deux amis gisaient au sol, un tas de chair entremêles baignant dans une marre de sang. Paniqués, nous nous sommes enfuis le plus rapidement possible vers les arbres que nous voyons au loin. Mais comment distancer un avion? Le second obus ne nous a pas loupés. Alerté par le sifflement, je renversa la tête en arrière afin de le voir. Nous n'avons pas pu nous enfuir. L'obus s'est écrasé près de nous. Un flash rouge m'a aveuglé tendis que je m'écroulais au sol. Je fus bien content de ne pas ressentir de douleur lorsque je vis mon bras retombant plus loin. Mais j'étais en rage. Je m'en voulais d'avoir perdu. Je leur en voulait à eux, les ennemis, de m'avoir tué. J'étais pourtant si bien partit... Je poussa un grognement de rage lorsque les mots "Game Over" s'affichèrent à l'écran. Je n'entendis pas tout de suite Uruha qui nous appelait << Hé les gosses! Et si vous arrêtiez votre massacre quelques minutes? Il faudrait pensait à se nourrir de temps en temps, vous ne croyez pas? - Oui mais T.T, regardes moi ces graphismes de fou! Comment voudrais-tu ne pas être en totale immersion dans ce jeu?>> |
Rencontre au pied d'un arbre Note: Celle ci, je ne l'aime pas du tout... mais elle plaît, alors je la poste quand même. Disons que ce n'est pas du tout mon style. C'est pourtant moi qui l'ai écrit -___- ça fait trop romantico-nunuche à mon goût... Les personnages sont les membres d'un groupe de musique dont Ruki est le chanteur et Aoi un guitariste, vous l'aurez compris ^^ Musique: Cold Case
| Spoiler: | | | << J'en ai marre! Vraiment marre! Si tu me détestes tant que ça, pourquoi m'avoir fait naître?!! J't'ai jamais rien demandé, moi! J'ai jamais voulu être ton fils!! C'est toi qui voulais être ma mère, alors maintenant, laisses moi être ce que je suis! >> Je ne pouvais plus empêcher les larmes de noyer mon visage. Larmes de rages et d'impuissance. Ma mère me regardait avec de grands yeux arrondis par la stupeur. Elle n'en revenait apparemment pas que son fils d'ordinaire sage et obéissant lui tienne tête. Mais j'en avais marre de m'écraser devant elle. J'ai 16 ans maintenant, je n'ai plus besoin d'être entièrement soumis à ma mère. J'ai fait volte face et suis sortit du salon sans un mot, claquant la porte derrière moi. Et je suis partit de la maison avant que ma mère ne réagisse. Il était tard et la pleine Lune brillait au milieu d'une multitude d'étoiles. J'ai pris le chemin de la foret, comme chaque fois que je ressentais le besoin d'être seul avec moi même. Je courrais, mes yeux étaient embués par les larmes, tellement que je ne voyais rien. Mais mes pieds connaissent le chemin par coeur. Je dévalais les sentiers, sautant par dessus les branches, courant à travers les arbres et les fougères. Je n'étais plus loin de mon arbre. Ce chêne centenaire est mon confident depuis mon plus jeune âge. Son tronc énorme porte encore les marques des premiers secrets que je lui ai confiés. Maintenant que je sais que cela lui fait du mal, je me contente de lui parler. Je sais qu'il m'écoute. Et moi, j'aime écouter le chant du vent parmi ses épais branchages. J'ai souvent eu l'impression qu'il tentait de communiquer avec moi. Il a toujours été là pour recueillir mes larmes. Quand je suis arrivé près de mon arbre cette nuit là, j'entendis une voix qui chantait. Un son mélodieux qui montait vers le ciel nocturne. Je me suis arrêté, surpris. Il était rare que des gens viennent dans cette partie de la foret, loin des sentiers destinés aux promeneurs. Qui donc pouvais être venu rendre visite à mon ami l'arbre? Je me suis approché, lentement, timidement. J'étais presque apeuré par la beauté de cette voix. Je me suis approché encore et je l'ai vu, adossé à mon arbre. Il chantait, le regard fixé sur la Lune. Ses cheveux noirs voletaient dans le vent frais de la nuit. Ses yeux brillaient, et j'étais persuadé qu'il pleurait. Je suis resté immobile à l'écouter, pendant de longues minutes. Il chantait une mélodie sans paroles, juste une mélopée de sons qui formaient la plus belle des chansons. Au bout d'un long moment qui m'a semblé bien trop court, il s'est tu et a fermé les yeux. Mais au bout de quelques secondes, il s'est levé brusquement et s'est tourné vers moi. Son visage reflétait la stupeur et la colère << Depuis quand t'es là, toi?!! >> Je n'ai pas tout de suite pu répondre. J'étais encore sous le charme. Et j'avais peur qu'il ne se fâche contre moi et qu'il parte. Je voulais l'entendre chanter encore. J'ai fini par marmonner quelques bribes d'excuse. Il n'a rien dit. Il s'est retourné et a commencé à s'éloigner de moi. Je me suis précipité vers lui et ai agrippé son bras << Non! Ne pars pas! S'il te plaît, chantes encore! >> Il a tourné vers moi un regard plein d'incompréhension. << S'il te plaît... J'aime ta voix... >> Il m'a longuement fixé, plongeant ses yeux dans les miens. J'ai soutenu son regard, ayant par moment l'impression qu'il tentait de m'examiner de l'intérieur. Puis, sans un mot, il est retourné s'asseoir près de l'arbre. Je me suis installé près de lui, plein d'espoir. Mais il n'a pas chanté. Il m'a regardé et m'a parlé: << Comment tu t'appelles? - On m'appelle Aoi... et toi? - Ruki! >> Le sourire qui éclaira son visage me semblait magnifique. Et, à mon plus grand bonheur, il laissa à nouveau sa voix merveilleuse monter vers le firmament. Je le regardait fixement, son chant m'emplissait tout entier. Il n'existait plus rien d'autre au monde que lui qui chantait au pied de mon arbre. A ce moment là, j'étais persuadé que c'était le vieux chêne qui avait attiré Ruki afin de me permettre de le rencontrer. Lorsqu'il fini son chant, nous laissâmes quelques secondes de silence s'installer. Puis une idée me traversa l'esprit << Un jour, il faudra que j'accompagne ton chant à la guitare... - Tu sais jouer? Génial! - Bien sur que j'sais jouer! - Je veux chanter sur ta mélodie. - On a qu'à monter un groupe! >> J'avais bien sur dit ça pour plaisanter. Je n'aurai pu m'imaginer devenir un jour musicien professionnel. Mais le regard plein de détermination qu'il posa sur moi me fit comprendre qu'on irait loin, ensemble. Ce soir là, je me suis dit que, de toutes les étoiles qui brillaient dans le ciel infini, c'est bien la plus belle d'entre toutes.
<< Ao-chan est-il encore parmi nous? >> Je sursauta, redescendant brusquement sur terre. Ruki me souriait, ce même sourire d'il y a 10 ans. Je me jeta sur lui passa mes bras autour de son cou: << Gros caliiiiin!! >> Reita se mis à rire. Uruha et Kai étaient absorbés dans la contemplation d'un papillon qui voletait parmi les fougères. Nous nous promenions tous les cinq dans la forêt située non loin de l'hôtel où nous avions décidé de nous reposer quelques jours. Ma foret. Au détour d'un chemin, nos yeux découvrirent un arbre immense et imposant. Je m'en approcha, suivit de Ruki. Mes doigts caressèrent l'ultime blessure que j'avais imposée à mon ami: les lettres A+R accompagnées d'une guitare décorée du kanji signifiant "chant" étaient gravés dans la chair éternelle de notre arbre
Fin
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| Sujet: Re: Hanazuki - Fonds de tiroirs [B] Ven 20 Juin - 4:02 | |
| waouh !! I love !! Bon quelques fautes mais c'est super !! _________________
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| Sujet: Re: Hanazuki - Fonds de tiroirs [B] Ven 20 Juin - 6:02 | |
| Je te le conseille _________________
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| Sujet: Re: Hanazuki - Fonds de tiroirs [B] Ven 20 Juin - 6:16 | |
| Ok... let's Untilted!
Untilted (parce que je n'ai pas trouvé de titre XDD) Note: le scénario est ininteressent, et de toute facon, il ne tient pas debout. Ecrire juste pour le plaisir d'ecrire. Chapitre 1. Fin.[size=9]
| Spoiler: | | | 15 Novembre. Ces derniers jours, le temps se refroidissait à grande vitesse. La veille, les premières neiges de l'année avaient recouvert la ville d'un fin habit blanc qui avait rapidement fondu le matin sous les caresses d'un soleil dont les grasses mat' se faisaient de plus en plus longues. Ce soir du 15 novembre, Reita, Ruki et Uruha étaient lassivement posés autour du kotatsu, profitant de la douce chaleur qu'il leur offrait généreusement. Kai et Aoi étaient de sortie. Ils n'avaient voulu dire à personne où ils étaient partis, mais on ne s'en inquiétait pas plus que cela. Uruha sorti un jeu de cartes, proposant un shichiranabe, occupation que les deux autres acceptèrent avec enthousiasme. Cela réveilla nos trois feignants qui oublièrent en un coup toute leur lassitude et se bâtirent à coup de cartes. Uruha remarqua rapidement les petits sourires partagés par Reita et Ruki... Il songea qu'il n'aurait peut être pas du mettre autant de gingembre dans la sauce du dîner... << Dans ton cul face de slip! Vlan, vlan et vlan et j'gagne! - Ruki, sois gentil, aie un peu de pitié pour nous pauvres perdants... ^^ - Mais y m'cherche, l'autre gueulard?! Tu vas voir!! >> Le bassiste se jeta sur le chanteur et tous deux roulèrent au sol, sous l'oeil amusé du guitariste. << Laaache moi ou j'te stringe ton bandeau dans la gueule!! >.< - Quelle vulgarité mon chéri! Je vais être obligé de te punir de la pire manière qui soit! >> Disant cela, Reita se mit à chatouiller les côtes du pauvre Ruki qui se tordit en hurlant. << Je sais, je sais, tu aimes ça, hein? ^^ - Arreeeetes j't'en suppliiiieee!! - Qu'est ce qu'on dit? - Haaaaa!! Mon Reitaaaaah vénéré, ô grand dieu je t'en... aaaarg au secours!!! T.T - Continue ou j'm'attaque aux pieds - Ruwa-chaan! Fait quelque chose au lieu de te marrer bêtement!! >> Uruha était plié. Il avait l'habitude des disputes de ces deux là mais s'amusait à chaque fois de leur ridicule << Voyons, je ne voudrais pas me mêler de vos habituelles scènes de ménage =] >> Reita fini par se lasser et laissa le pauvre chanteur reprendre son souffle. Celui ci haletait bruyamment, marmonnant des mots peu compréhensibles parlant en gros de vengeance, pestant contre le blondinet qui restait affalé sur son ventre en ronronnant. Oui, en ronronnant XD Uruha ne riait plus. Il regardait les deux jeunes hommes allongés d'un mauvais oeil. Tendis que Reita plongeait son doux regard dans les yeux sombres de Ruki qui cessa de s'agiter, Uruha se leva et, tête baissée, évitant de regarder dans la direction de ses deux amis, annonça qu'il allait se coucher. << Déjà? Tu t'couches à l'heure des mamies toi! - Désolée de ne pas t'offrir ma présence plus longtemps, mon cher Ruki, mais je suis fatigué, vois tu ^^ le froid, ça me vide. >> Reita retint un sourire. Il adorait Uruha, il est vrai, mais il était toujours bien content de pouvoir se retrouver seul avec Ruki... et ces moments étaient si rares... Il salua donc le guitariste sans trop montrer son enthousiasme: << Oyasuminasai Ruwa-chan! ^^ Hibernes bien! J'te réveillerai quand il fera plus chaud, t'inquiètes! =p - Mais oui, moi aussi je t'aime T.T c'est trop aimable de me montrer à quel point tu tiens à ma présence à tes cotés tout au long de ce douloureux hivers... Allez, bonne nuit les gosses!! - Bonne nuit maman ^^ >> Uruha partit donc se coucher, laissant Reita et Ruki seuls au salon. Le bassiste était encore étalé sur le chanteur, se sentant tellement bien qu'il en avait oublié le comique de la situation, jusqu'à ce que Ruki le lui rappelle: << Reita, tu sais quoi? - Non, mais tu vas me le dire - T'es lourd... et dans les deux sens du terme...>> Faussement vexé, Reita le remercia d'un coup de poing dans le ventre, mais eu tout de même la bonté de se relever. << Oreiller indigne T.T - On en reparlera quand t'auras perdu quelques kilos... >> Reita se mit à grogner, retenant un rire, et leva le poing vers son ami << T'en veux encore?!! - Noooon pitiééé Seigneur Reita, épargnez votre pauvre serviteur!! - Je préfère ça ^^ - Dictateur!! >.< - Tu disais? - N'empeche que tout à l'heure, j'vous ai bien ecrasés au cartes... - Il est pourri ton jeu d'abord!! >.< c'est pour ça que j'perd, j'suis pas motivé!! - Houuu mauvais perdant!! Reita est un mauvais perdaaant!! - Toi, tu... tu vas voir!! >> Poussant un grognement de fausse rage, Reita renversa à nouveau Ruki au sol, appuyant sur ses épaules afin de l'empêcher de s'échapper. Le visage de Ruki s'éclaira d'un large sourire, dévoilant de zoolies petites quenottes blanches. Et à nouveau, les regards des deux jeune hommes se croisèrent, se noyant l'un en l'autre. Reita n'entendait plus d'autre bruit que les battement de son coeur et la respiration rapide de Ruki qui emplissaient ses oreilles. Sans plus se contrôler, emporté par ses sentiments, il se pencha lentement vers le chanteur et posa ses lèvres sur les siennes avec douceur, simple caresse. Mais, surpris par ce qu'il venait d'accomplir, il se retira rapidement, posant sur Ruki un regard apeuré, craignant sa réaction. Le chanteur quand à lui le regardait avec un étonnement non masqué, mais il n'eût pas une parole de protestation, pas un geste pour se retirer. Lorsque Reita fit mine de se relever, Ruki lui agrippa le bras et, sans un mot, l'attira contre lui. Un immense soulagement empli le coeur de Reita. Ruki ne le rejetait pas. Ruki voulait de lui. Il n'osait plus l'espérer. Il avait l'impression que son coeur allait exploser de bonheur et d'amour trop longtemps contenu. Il restèrent quelques temps à s'observer en silence puis, chaque seconde paraissant durer une éternité, Reita allongea lentement Ruki sur le sol et, se penchant sur lui, caressa à nouveau ses douces lèvres, ses mains parcourant son corps tout entier. Kai et Aoi n'étaient toujours pas rentrés.
16 Novembre Reita, allongé sur son lit, songeait à la soirée de la veille. Il se demandait encore si il l'avait rêvé, ou si cela était réellement une magnifique réalité... Il était déçu de n'avoir pu emporter Ruki dans son lit. Il se leva et jeta un coup d'oeil à son réveil. 7h00. Pourquoi se réveillait-il si tôt un dimanche matin? Et surtout, quelle était cette étrange sensation qui lui serrait le ventre? Reita se sentait nerveux, stressé, presque paniqué pour une raison qu'il ignorait. Son rêve de la nuit était pourtant loin d'être un cauchemar... Il se leva et se rendit dans la cuisine. Il ne comprenait pas ce qui lui arrivait. Peut-être était-ce un seul effet de la faim? Il ouvrit le frigo et en sortit la bouteille de jus de pomme. Il sourit, amusé, se souvenant des crises que faisait Kai chaque fois que quelqu'un osait vider la dernière bouteille. Justement, il ne restait plus qu'un fond de jus, que Reita se ferait un plaisir de terminer. Il posa la bouteille sur la table et, ouvrant le placard, saisi un verre. C'est là qu'il remarqua que ces mains tremblaient. Ne comprenant toujours pas, il tentait de se convaincre que c'était dû à la faim, quoi que sa gorge fusse serrée et semblait ne rien vouloir avaler. Peut être était-il tout simplement malade... Après s'être servi en jus de pomme, il porta son verre à ses lèvres. Le jus frais et sucré coula dans sa gorge sèche. Subitement, un flash rouge envahi l'esprit de Reita qui, surpris, lâcha son verre. Il ne s'en rendit compte que lorsque le fracas du verre se brisant sur le carrelage de la cuisine retentit bruyamment à ses oreilles. Reita resta immobile, abasourdi, jusqu'à ce qu'une voix inquiète le redescende sur terre. << Reit-chan? Tout va bien? Qu'est ce qui t'arrives? >> Il tourna lentement la tête, clignant des yeux plusieurs fois. << Ha... Uru'... désolé... je dors encore... - Mais qu'est ce que tu fous debout à cette heure ci? - J'avais soif... je... je t'ai réveillé...? - Oui, mais ce n'est pas grave. Je vois bien que quelque chose ne va pas, dis moi tout... >> Uruha enveloppa son ami Reita d'un tendre regard maternel. Cette chaleur aida le guitariste à se sentir un peu mieux << Je sais pas ce que j'ai... je me sens pas très bien, c'est vrai... j'ai du attraper froid... - Ok... le moral, ça va alors? - Oui, oui! >> Cette question poussa Reita à repenser à son immense bonheur de la veille au soir, ce qui le fit rougir, détail qui ne passa pas inaperçu aux yeux d'Uruha qui en profita pour tenter d'en savoir plus... << Je vois... ça c'est bien passé hier soir avec Ruki...? =p >> Cette question eu le don de changer la couleur cutanée de Reita au point de le faire ressembler à un homme-tomate. << Ok, merci, j'ai ma réponse ^^ - Mais de quoi tu parles...? - Fait pas l'innocent, on a tous deviné la nature de tes sentiments envers Ruki... Sauf cet imbécile, évidemment... >> Reita eu un mouvement de recul, réellement surpris, presque choqué: << Que.... quoi??! Ca se voit tant que ça?! - Cela fait bien longtemps que tu es démasqué, mon p'tit Rei-rei ^^ Tes petits regards emplis d'amour, tes petits attentions mignonnes, tes pitites joues qui se tintent de rouge... >> Reita était atterré. Lui qui faisait en sorte que ça ne se voie pas... Mais maintenant que Ruki savait, et de plus, qu'il lui avait montré que ces sentiments étaient réciproques, il pouvait bien l'avouer... << Oui... Oui je l'aime... énormément... >> Le regard d'Uruha s'assombrit subitement, son sourire moqueur s'effaça d'un coup << Oui, je sais bien... >> Il poussa un soupir résigné avant de tenter une fuite: << Au fait, Aoi et Kai sont rentrés..? - Je suppose. Je ne les ai pas vus, mais ils n'auraient tout de même pas passé la nuit dehors... >> Uruha se dirigea vers le couloir et jeta un coup d'oeil aux portes des cinq chambres des musiciens du groupe. << La porte d'Aoi est ouverte... j'irais bien jeter un coup d'oeil du coté de la chambre de Kai...>> Reita lâcha un léger rire, amusé, et se dirigea lui aussi vers le couloir. << Tiens tiens... suspect, ça... =D >> Uruha le fit taire d'un regard signifiant clairement "toi, tu peux te taire..." . Poussé par sa curiosité, le guitariste fini par coller son oeil au trou de serrure de la porte de la chambre du batteur. << En effet, je distingue deux formes dans ce lit... dis, tu crois que Aoi va être enceinte...? >> Reita éclata de rire face à la stupidité de son ami << Crétin... XD - Merci ^^ >> Les deux amis retournèrent au salon et discutèrent de choses et d'autres pendant de longues heures jusqu'au lever de Kai et Aoi. Entendant la porte s'ouvrir, Uruha se retourna vers eux, un large sourire moqueur aux lèvres << Mais? J'ai rêvé ou vous êtes sortis de la même chambre? >> Kai rougis légèrement et jeta un regard vers Aoi, qui feignait ne pas avoir entendu la question. Il en fit donc de même, ignorant le rire moqueur de leur ami. << Au fait Kai, tu m'excuseras mais j'ai fini le jus de pomme... >> Kai bondit sur ses deux pieds et fusilla le bassiste du regard << Tu va m'le payer... Files en acheter tout de suite!! - Pas l'temps, je viens de me rappeler que j'ai oublié de nettoyer ce que j'avais renversé.. - Quoii??? Non!! Tu n'aurais pas osé gâcher du jus de pomme?? >> Reita lui répondit d'un rire sadique avant d'aller chercher pelle et balayette afin de retirer les monceaux de verre qui traînaient encore dangereusement sur le sol de la cuisine, laissant les trois autre au salon. Aoi, Kai et Uruha entreprirent de retirer la couverture chauffante de la table tendis que Reita frottait le jus de pomme qui en séchant avait collé au carrelage. Aoi sembla soudain remarquer l'absence du chanteur. << Au fait Ruwa, où est donc Ruki? - Je crois que ce feignant dors encore... - A bientôt 11h...?! - J'te rappelle que ça fait pas tellement longtemps que vous êtes levés, vous deux... vous avez une bonne excuse? =] - Qu'insinues tu? - Tu veux que j'te fasse un dessin? - Ca ira, merci...>> Aoi et Kai s'échangèrent un regard gêné. Ils auraient peut être dû plus réfléchir s'il n'avait pas voulu que cela éclate au grand jour... Reita finit par revenir de sa cuisine. Balayant le salon du regard, il demanda d'une voix terne << Ruki pas levé...? - Il te manque tant que ça, que tu ne puisses même plus parler correctement? - J't'emmerde - Oh! >> Uruha, faussement fâché, se leva et, posant les poings sur ses cotes, afficha un air outré << Comment tu parles à ta mère, sale gosse?! - Maamaaan, j'ai faiim ^^ >> Kai se leva rapidement, éclatant de bonne humeur << Ouaip', j'm'occupe du repas! - Nan, toi tu cuisines pas bien... Ruwa-chaan!! >> Reita fit les yeux doux à sa "maman", tendis que Kai se rassit en grommelant sans répondre aux remarques de Aoi sur sa cuisine empoisonneuse. Le bel androgyne fit la moue face au regard suppliant de Reita mais se rendit à la cuisine sans protester. Quelques dizaines de minutes plus tard, une délicieuse odeur envahit l'appartement, attirant une salive affamée sur toutes les langues. Aoi et Kai discutaient joyeusement, tentant de faire rire Reita qui arborait depuis quelques minutes un regard fixe et une mine anxieuse. Kai finit par s'en inquiéter: << Rei-chan? Ca va? - Mm? Oui oui! Je me disais juste que c'est pas normal que Ruki ne soit toujours pas levé... - Bah vas donc le chercher ce gros feignant... >> Reita hésita quelques secondes puis finit par acquiescer avant de se lever et de se diriger vers le couloir des chambres. Kai et Aoi le regardèrent s'éloigner puis reprirent leurs discutions à voix basse. Reita hésita encore devant la porte de la chambre de Ruki. Il repensa encore une fois à la veille... Il fini par ouvrir la porte, lentement, et fit un pas dans la pièce. Puis il resta quelques secondes immobile sur le seuil de la chambre. Le cri qu'il poussa alors déchira le calme de l'immeuble et provoqua une panique subite des trois autres membres du groupe qui accoururent.
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| Sujet: Re: Hanazuki - Fonds de tiroirs [B] Ven 20 Juin - 6:17 | |
| Chapitre 2. Adieux
| Spoiler: | | | 17 Novembre et souvenirs de la veille Reita se tenait assis sur le toit de l'immeuble, assis face au vide. La pluie battante se mêlaient aux larmes qui noyaient son visage. Il serait dans son poing son bandeau trempé, il serrait jusqu'à en avoir mal aux mains. Son visage était levé vers le ciel, comme s'il l'implorait. Ses pensées étaient confuses. Un tourbillon de sentiments qui se mêlaient, se mélangeaient. Rage, peur, haine, colère, désespoir, incompréhension, stupéfaction, détresse. Tant de questions se bousculaient dans son esprit. Ces images restaient ancrées dans son esprit. Il avait l'impression de les avoir encore devant les yeux. Scène terrible. Scène qu'il désirerai tant oublier. Tout oublier, se recroqueviller dans le passé, oublier l'horrible réalité. Il ne remarqua pas Uruha qui s'approchait lentement. << Reita...? Hé? Tu m'entends? >> Après quelques temps, le bassiste fini par tourner lentement son visage vers son ami. Il le fixa, un regard sombre et terne, attendant que le guitariste lui expose l'objet de sa "visite". Uruha vint en silence s'asseoir aux cotés de son ami. Il passa ses bras autour de ses genoux et y apposa sa tête. Tous deux restèrent ainsi silencieux, le regard perdu par delà les toits des immeubles de ce petit quartier de Tokyo. Un quartier généralement calme et paisible. Reita se perdait dans le vide. Il voulait se laisser tomber du haut de ce toit surplombant les neuf étages d'appartements. Il voulait utiliser tout le désespoir de sa force pour un ultime geste. Mais pas tout de suite. Non, pas avant d'avoir compris qui, pourquoi, et comment... Pas avant de l'avoir vengé... Il se souvenait. Il ne pouvais pas empêcher ces quelques secondes de cauchemar, cette vision horrible, de se dérouler sans cesse derrière ses yeux mis clos. Il ne pouvait plus y échapper. Ce n'était pas un cauchemar. C'était bien la réalité. Une réalité qui le poursuivrait jusqu'à ce qu'enfin il puisse mettre fin à ses jours.
Après avoir franchi la porte, Reita s'était arrêté sur le seul de la chambre de Ruki. Immobilisé par la terreur que lui inspira la scène qu'il venait de découvrir. La fenêtre entrouverte battait, claquait au rythme du vent. Le regard du jeune chanteur fixait Reita. Il était inerte, allongé dans son lit aux draps blancs ensanglantés. Son regard était éteint. Un poignard sombre était noyé dans le sang près de son visage. Reita lâcha un cris puis chancela. Uruha arriva juste à temps pour le rattraper et découvrir lui aussi la terrible scène, rapidement suivi de Kai et Aoi. Aoi pâlit et s'adossa au mur, tremblant et marmonnant quelques mots incompréhensibles. Le batteur restait droit, immobile, comme figé, fixant le visage silencieux du chanteur.
L'eau de pluie ruisselait, s'écoulait dans les gouttières, nettoyant toutes les impuretés du toit, n'épargnant que les images envahissant l'esprit de Reita, images qu'il aurait tant voulu effacer de la réalité. Plus que jamais il désirait serrer Ruki dans ses bras, plus que jamais il voulait entendre son rire, plus que jamais il avait besoin de se noyer dans le regard plein de vie du beau chanteur.
Kai fut le premier à reprendre ses esprits. Animé d'un espoir désespéré, il se saisit du téléphone et composa avec précipitation le numéro des urgences.
<< Rei-chan... tu sais où sont Kai et Aoi? >> Le bassiste haussa les épaules. Il s'en foutait royalement. Dorénavant, seul existait pour lui la vie éteinte de Ruki.
Le verdict tomba, lourd dans le coeur de chacun. Il était trop tard, les médecins ne pouvaient plus sauver la précieuse vie du chanteur. La police était aussi sur place, cherchant déjà des indices pouvant expliquer la raison du décès de Ruki.
<< Tu crois que c'est un suicide..? >> Reita ne répondit pas. Il ne savait pas, il ne savait plus rien. Il ne savait plus réfléchir, il ne savait plus penser. Son cerveau était comme noyé par les larmes qui débordaient de ses yeux, coulaient le long de son nez pour venir s'écraser au coin de ses lèvres serrées
Reita était assis par terre, recroquevillé sur lui même comme un enfant terrorisé. Aoi s'était précipité aux toilettes mais avait vomi dans le salon avant d'y parvenir. Uruha tentait tant bien que mal de répondre aux questions des policiers, marmonnant quelques mots isolés. Kai se tenait à coté du lit de Ruki, le fixant comme s'il voulait s'emplir les yeux de cette vision, noyant son regard dans le sang sombre après que les infirmiers aient enlevé le corps défunt de Ruki.
Uruha observait Reita. Il avait fini par comprendre qu'il était inutile d'essayer de le faire parler. Il passa doucement son bras autour de l'épaule de son ami et le serra contre lui, ne retenant plus ses larmes. Il plongea son visage dans les cheveux du bassiste, s'enivrant de son odeur. Ils restèrent ainsi un long moment, jusqu'à ce que Kai et Aoi viennent les chercher.
19 Novembre Les Gazettes et leur manager étaient assis dans la petite salle du poste de police où on leur avait demandé d'attendre. Tous se tenaient silencieux, les yeux rivés au sol. Uruha leva les yeux de ses chaussures qu'il contemplait depuis un moment et posa son regard sur Reita. Le bassiste était affalé sur lui même tel une poupée de chiffon. Ses cheveux qu'il ne se prenait plus la peine de coiffer pendaient autour de son visage fermé. Il n'avait rien mangé depuis la mort de Ruki et semblait déjà fortement amaigri. Son visage avait perdu toutes ses couleurs et son regard était constamment terne, comme éteint. Il ne parlait plus. Uruha avait mille fois tenté de lui arracher un faible sourire, en vain. Un policier fit signe aux cinq hommes de le suivre dans un bureau. Il tenta de poser des questions aux quatre musiciens mais finit par se contenter de converser avec le manager, bien plus bavard. Ils parlaient clairement de meurtre et d'assassin. Les gazettes se tenaient prostrés. Aoi pleurait. Incompréhension. Qui et pourquoi?
SeiRock Magasine. 19 novembre. La maison de disques produisant le groupe à succes The Gazette a annoncé hier sans plus d'explications l'annulation de la tournée nationale de nos chers rockeurs. Les billets déja achetés seront remboursés, mais la réaction des fans, extremement décus, à été rapide. Il exigent justification de la part du groupe qui reste fermement silencieux fâce à nos journalistes. Suite p7
20 Novembre Un soleil timide perçait au travers des nuages gris de ce mois de novembre qui restera à jamais gravé dans la mémoire des quatre musiciens. Ils se tenaient prostrés autour du cercueil de bois sombre qui descendant lentement sous terre. Il étaient serrés l'un à l'autre, immobiles devant l'ultime demeure de leur ami, semblant oublier tous les gens, famille et amis, qui se tenaient autour d'eux. Le soleil brillait, réchauffant les tenues noires, séchant la pluie de la veille qui ruisselait encore sur les tombes alentours. Il n'y avait pas d'autre bruit que celui de la pelle du fossoyeur qui recouvrait le cercueil de terre. Reita tremblait. Il s'était accroché au bras d'Uruha comme s'il peinait à tenir debout. Uruha semblait fixer un point à l'horizon. Aoi se tenait tête basse, n'empêchant plus les larmes d'inonder son visage. Kai ne pleurait pas, il fixait la tombe du chanteur. Aoi passa ses bras autour du corps de Kai et enfoui son visage dans son cou, pleurant bruyamment. Le batteur tourna lentement la tête vers lui et, lui prenant le visage dans la main, l'embrassa doucement. Cela ne choqua personne. Dans un arbre, un oiseau chanta joyeusement. Adieu Ruki. |
A suivre _________________
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Dernière édition par .: Olena - Hanazuki :. le Ven 20 Juin - 6:23, édité 1 fois |
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| Sujet: Re: Hanazuki - Fonds de tiroirs [B] Ven 20 Juin - 6:22 | |
| Il m'énerve avec ses "la longueur de votre message dépasse la limite autorisée" Je sais que je n'ai pas vraiment le droit de poster plusieurs messages à la suite, mais ai-je vraiment le choix?
Rien ne sera plus jamais comme avant Note: celle ci non plus n'est pas finie... Musique: Darkness Eyes (DBSK)
| Spoiler: | | | Rien ne sera plus jamais comme avant. Je me souviens, encore... comment pourrais-je oublier? Cela me poursuivra jusqu'à la fin de mes jours. Pourquoi donc suis-je encore en vie?
Chapitre 1
Reita Je marchais dans les rues de Tokyo. Le vent jouait avec mes mèches blondes, essayant de défaire la coiffure que j'avais mis tant de temps à faire ce matin. Je veux être le plus beau aujourd'hui. Car il m'a invité à venir prendre un verre chez lui. Il m'a appelé ce matin pour me demander de passer chez lui dans l'après midi, ce qui a fait palpiter de joie mon pauvre petit coeur amoureux. Il ne semblait pas si enthousiaste au téléphone, mais j'ai préféré passer outre ce détail afin de ne pas me miner le moral. Je suis arrivé devant son immeuble et ai sonné à la porte, sur le bouton à coté de l'étiquette portant son magnifique nom. Il n'a pas répondu à l'interphone afin de vérifier que c'est bien moi qui arrivait. Le son annonçant l'ouverture automatique de la porte a retentit et je suis entré. J'ai dévalé les escaliers sur les quatre étages menant à son appartement puis me suis arrêté devant la porte, essouffle. J'ai rapidement remis mes cheveux en place et mon poing a frappé trois coups sur la porte. Il est tout de suite venu m'ouvrir. Le sourire qui a éclairé son visage lorsqu'il m'a vu a failli me perdre mes moyens. Je n'ai pas même réussi à articuler bonjour. Il s'est écarté de la porte et m'a invité à rentrer d'un geste de main avant de m'indiquer le canapé. Je m'installe et lui lance un regard interrogateur. Il semble étrange... Il s'est assis sur le fauteuil face à moi et a plongé son regard dans le mien. Nous sommes restés ainsi immobiles, silencieux, durant de longues minutes. Puis il s'est levé et a enfin parlé: << Ha... excuses moi... tu veux boire quelque chose...? Une bière...? - Oui, une bière, merci >> Je l'ai suivi du regard alors qu'il se dirigeait vers la cuisine. Je me posais des questions. Je le connais bien, et son comportement semblait étrange. Mais je patientais, pensant qu'il finirai bien par m'expliquer. Il est revenu, deux canettes de bière à la main puis s'est rassit face à moi. Il fixait le sol et je sentais sa nervosité. << Uruha... qu'est ce qui t'arrive...? >> Il a relevé la tête vers moi et m'a fixé quelques instants. Puis il s'est relevé et est venu s'installer à coté de moi sur le canapé. Mon regard ne s'est pas une seule fois détaché de ses yeux tristes. Il a lentement levé ses yeux vers moi. Nous nous regardions sans un mot. Je ne comprenais pas. Je voulais comprendre. << Uruha... expliques moi... >> Il n'a toujours pas répondu. Je n'en pouvais plus. Je voulais savoir, je voulais comprendre! Nous nous sommes longuement fixés. Il a posé sa main sur ma joue et s'est lentement rapproché de moi, jusqu'à ce que nos lèvres se caressent. J'étais trop surpris pour faire le moindre mouvement. Je l'ai laissé faire. Son baiser s'est fait plus profond et sa main est descendue le long de mon bras, jusqu'à venir caresser mes hanches avant de passer dans mon dos pour me serrer contre lui. Je lui ai rendu son baiser. J'avais l'impression que cela n'était pas réel. Je ne savourais pas pleinement. J'étais comme spectateur, comme si j'avais vu deux hommes s'embrasser devant moi. Mais je voulais m'accrocher à lui, m'emplir entièrement de cette réalité. Oui, ce n'est plus un rêve. Uruha m'a réellement embrassé.
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Uruha Des larmes coulaient lentement le long de mes joues. Je ne pouvais pas les arrêter. Tout cela me faisait bien trop mal. Mon coeur brûlait de bonheur et de souffrance. Mon coeur explosait d'amour et de haine. Je ne savais plus que penser, je ne comprenais plus ce que je ressentais. Mais ce que je savais, ce que je sais, c'est que je l'aime. Et il m'aime aussi. Ça je veux y croire. Je veux y croire de toute mon âme, m'y accrocher de tout mon coeur. Il m'aime. Notre nuit passée en est la preuve. Je laisse mes doigts caresser sa joue. Il dors encore. Dans mon lit. Il n'est pas reparti hier soir. Il entrouvre lentement les yeux. Non, je ne veux pas qu'il me voie pleurer. Je me baisse rapidement vers lui et l'embrasse tendrement. Mais il s'écarte. << Ruwa-chan...? Tu pleures...? >> Je détourne le regard. Que répondre? Je n'ai pas réussi à lui dire, hier soir. C'est pourtant bien pour ça que je l'ai fait venir. Mais comment lui dire...? Alors que moi même ne veux plus l'entendre... Ces quelques mots... Mon destin est-il ainsi scellé? Par ces quelques mots...? Ne puis-je donc rien faire contre cela? Reita... tu me regardes. Tu me demandes ce que j'ai. Tu aimerais que je t'explique. Mais moi je ne peux pas. Je n'y arrive pas. Les mots restent coincés dans ma gorge sèche. Un jour, tu comprendras... Oui, un jour; tu sauras. Et pourtant j espère que ce jour ne viendra jamais. J'aimerai tellement. Mais je sais bien que c'est impossible. Un jour, tu sauras. Je me réfugie dans les bras de mon amour et me serre contre lui comme un enfant qui a besoin d'être réconforté. J'ai peur, tu sais...? << Ne pleure pas s'il te plaît... Je t'aime... >> J'aime sa voix tendre lorsqu'il s'adresse à moi. J'aime son souffle qui caresse mon visage lorsqu'il respire. J'aime ses mains qui parcourent mon corps. J'aime son odeur. J'aime tout de lui. Et je voudrais que tout cela ne me quitte jamais. J'aimerai qu'il ne me quitte jamais. J'aimerai pouvoir ne jamais le quitter... Il faudra bien que je t'expliques. Il faut tout de même que tu saches maintenant. Je dois te le dire. Mais sauras tu te montrer assez fort? Si tu n'es pas fort, Reita, comment pourrais-je l'être? Je préfère que tu sois sûr de notre futur. Ainsi, je garderai courage. Jusqu'à la fin. Tu sauras bien un jour... |
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| Sujet: Re: Hanazuki - Fonds de tiroirs [B] Dim 13 Juil - 3:46 | |
| Bon, je commence avec le 1er texte ^^
Langue : Attention aux répétitions ! Tu en fais assez souvent, c'est dommage.. Ah et oui, "énormément vite" ça fait redondant, d'ailleurs ça ne se dit pas ^^. Pourquoi tu mets tes dialogues entre deux tirets ? Un seul au début suffit. Tu changes de temps en cours de récit, on passe du passé au présent. Choisis l'un ou l'autre, mais surtout pas les deux.
Vocabulaire : Comme je l'ai dit plus haut, il y a pas mal de répétitions. Le vocabulaire n'est ni varié ni recherché, je te conseille de faire un effort là dessus =3
Cohérence : Beeeen, pas grand chose à dire là-dessus, les événements s'enchaînent relativement bien.
Compréhension : J'ai bien compris ton texte, ouioui.
Originalité & Style : Là j'avoue que... Bon, je ne suis pas bien placée pour faire cela, parce que je n'ai jamais aimé les fanfictions. Mais une question se pose : où veux tu en venir avec ce texte ? Que ton personnage principal, Rei, est amoureux d'un certain Uruha qui meurt tout au début de l'histoire ? On est peut être censés être attristés par la mort de ce Uruha, mais on a même pas eu le temps de s'attacher au personnage.. Sinon tu écris dans ce que j'appell le "style fanfic'", c'est à dire une écriture assez peu soignée, et cette histoire pour moi est un peu dénuée d'intêret..
Voilà, j'espère ne pas t'avoir blessée avec ces commentaires, mais la franchise vaut mieux que de faux compliments. Je vais lire tes autres textes.. _________________
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| Sujet: Re: Hanazuki - Fonds de tiroirs [B] Lun 14 Juil - 2:03 | |
| En clair, c'est totalement pourri? ^^' aie Merci à toi, je te suis reconnaissante d'etre la premiere à critiquer mon texte avec sincerité. Il n'y a rien à répondre sur ton commentaire, je ne peux contester... Non, ne t'embete pas à lire la suite, je pense que le resultat sera le meme XD
Peut etre juste un semblant de réponse à une question posée:
| Citation: | | où veux tu en venir avec ce texte ? Que ton personnage principal, Rei, est amoureux d'un certain Uruha qui meurt tout au début de l'histoire ? On est peut être censés être attristés par la mort de ce Uruha, mais on a même pas eu le temps de s'attacher au personnage.. |
Le but d'un One-shot est d'etre court. Certes, les membres de MYH n'auront pas le temps de s'attacher au personnage, mais c'est un peu différent avec les membres du forum pour lequel mes textes étaient à la base réservés, car eux connaissent déja le personnage et y sont déja attachés ^^' mais peut etre n'aurait-je pas dû sortir mes textes de leur contexte... _________________
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| Sujet: Re: Hanazuki - Fonds de tiroirs [B] Lun 14 Juil - 3:00 | |
| C'est vrai que je ne comprends pas bien le concept du One Shot appuyé sur une fanfiction..
Si si, je vais lire tes autres textes.
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| Sujet: Re: Hanazuki - Fonds de tiroirs [B] Mer 16 Juil - 6:29 | |
| Un conseil : Revois ton passé simple =) _________________
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