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Black. [ Histoire complète ]

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Black. [ Histoire complète ]

Jade
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MessageSujet: Re: Black. [ Histoire complète ] Mer 27 Mai 2009 - 18:40

Ouaiii la suite ! What a Face

Merci =D
*va essayer de tout lire ce soir*
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Mira
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MessageSujet: Re: Black. [ Histoire complète ] Jeu 28 Mai 2009 - 5:41

J'ai tout lu =D Je suis absoument fan =D J'suis très très curieuse de connaître la suite xD

Comme d'habitude, rien à redire de tout ce que tu as écrit, toujours aussi bien, et je n'ai rien repéré de choquant. D'un autre côté, pour les fautes et compagnie, j'était pas dans le bon état d'esprit xD Je ferais peut être une relecture ce soir, pour voir si j'ai un peu plus constructif à te fournir.
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Deb'
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MessageSujet: Re: Black. [ Histoire complète ] Jeu 28 Mai 2009 - 13:47

Aaah mais j'suis en retard Very Happy Bon bon j'lis la suite alors x) Mais j'aime vraiment ta facon d'écrire Smile
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.oO Lady Diana Oo.
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MessageSujet: Re: Black. [ Histoire complète ] Jeu 28 Mai 2009 - 19:24

Toujours aussi bien, j'adore le moment du début de la conversation avec Karl ^^.
Deux fautes : les plaquait de façon for peu esthétique > les plaquait de façon fort peu esthétique
. C’était là un rit minutieux > . C’était là un rite minutieux .
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Hax
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MessageSujet: Re: Black. [ Histoire complète ] Sam 30 Mai 2009 - 20:33

    Merci beaucoup à vous ^^
    [ J'en ai marre de me répéter, et je sais que je me répète en disant ça. Hrm ]

    J'ai corrigé les fautes. Amen, ça m'horripile ce genre de trucs //BLAFF//

    EDIT :

    Chapitre 8 : Fièvre.



    Raya et Elisabeth étaient déjà en train de prendre leur petit déjeuner lorsque Tsuhiko et Axel les rejoignirent, le lendemain matin. C’était un fait habituel et elles n’étaient pas surprises de les voir arriver en retard, mais elles remarquèrent immédiatement que quelqu’un manquait à l’appel lorsque les deux garçons se vautrèrent avec grâce sur leurs chaises. Elisabeth fit mine de regarder autour d’elle dans l’espoir d’apercevoir le chaînon manquant, et ce ne fut qu’après avoir scanné entièrement la salle qu’elle daigna entamer la conversation.

    « Karl n’est pas là ? interrogea-t-elle avant de prendre une nouvelle gorgée de son café.

    Axel secoua la tête et agrémenta son geste d’un grognement.

    - M’en parle pas, lâcha-t-il finalement sur un ton morne.

    Elle haussa un sourcil intrigué. Porta son attention sur Tsuhiko, qui semblait dans le même état d’abattement que son confrère. Ce dernier s’ébouriffa les cheveux, visiblement mal réveillé.

    - Il s’est agité toute la nuit… impossible de fermer l’œil, fit-il en grimaçant.
    - Qu’est-ce qu’il a ?
    - Je crois qu’il a de la fièvre, continua Tsuhiko.
    - Tu crois ?


    Ce n’est que lorsqu’il leva vraiment les yeux vers elle qu’elle put constater à quel point il semblait fatigué. S’il était fréquent de voir Tsuhiko arborer de fiers cernes sous ses yeux, ce qui bordait ces derniers pouvait, ce jour-là, être défini comme un couple de profonds gouffres qui lui dévoraient le visage sans le moindre état d’âme, et à bien y regarder, Axel était exactement dans le même cas que lui. A les voir, comme ça… on aurait cru un duo de zombies tout droit tirés de la vieille quintologie de Romero.
    Tsuhiko ne lui répondit pas. Il repoussa silencieusement sa chaise pour se lever et s’éloigner vers les présentoirs où étaient disposés les mets pouvant composer leur repas. Axel, cependant, resta à sa place pour continuer la conversation.

    - Il a le front brûlant et délire à moitié. Je l’avais jamais vu aussi actif. Encore heureux qu’on soit que tous les trois dans la chambre, si y avait eu quelqu’un d’autre il se serait limite fait bizuter pour être aussi bruyant.
    - Vous n’avez pas appelé de prof ? intervint alors Raya qui finissait sa deuxième et dernière tartine de la journée.


    Axel secoua la tête.

    - Nah… on s’est dit qu’ils pourraient rien faire, de toute façon. On lui a donné du paracétamol, ça a eu l’air de le calmer… un peu.
    - Vous auriez dû, ne serait-ce que pour pourrir la nuit de Darraut, répliqua Elisabeth avec un regard assassin qui le fit tressaillir.
    - Peut-être…
    - Et maintenant ? continua Raya, qui n’était visiblement pas intéressée par les déboires de leur professeur de mathématiques.
    - Maintenant ? Axel la regarda. Il dort, je crois. Enfin, il bougeait plus quand on est partis, on a préféré le laisser dormir.
    - Il est pas mort, au moins ? demanda-t-elle avec un haussement de sourcil.


    Axel la contempla sans bouger. C’est vrai que cette idée ne l’avait pas effleuré, mais maintenant qu’elle le lui demandait, Karl lui avait fait l’effet d’une véritable loque lorsqu’ils l’avaient laissé quelques minutes plus tôt, quittant la chambre sans aucun bruit. Mmh… non, tout de même, allons, ils n’étaient pas dans un film d’horreur.

    - Ca doit être à cause du vaccin, les interrompit Tsuhiko en revenant chargé de viennoiseries, une tasse de thé à la main.
    - Ca fait partie des risques, ajouta Raya qui regardait Axel quitter sa chaise pour aller, à son tour, faire le plein de provisions pour la matinée.


    Tsuhiko grimaça de nouveau.

    - J’espère que ça va pas nous arriver à nous aussi… c’est à quelle heure qu’on y va ?
    - Darraut n’est pas là non plus, continua-t-elle sans prêter attention à ses paroles.
    - Je ne vois ni Damien ni Céline… ajouta Elisabeth en se redressant pour scruter les environs une nouvelle fois. Y en a beaucoup qui sont absents…
    - Ils traînent peut-être un peu. Et c’est à quelle heure ? reprit Tsuhiko.
    - Il va être neuf heures, Tsu’, tout le monde est censé être levé maintenant. En fait… je crois qu’aucune personne ne s’étant fait vacciner hier n’est présente, finit-elle en tendant un peu plus le cou pour mieux y voir.


    Tsuhiko parcourut à son tour la salle du regard. En effet, elle semblait désespérément vide, et le fait de voir le réfectoire dans un tel état d’isolation lui donnait l’étrange impression de se trouver… en pleine cérémonie de cortège funèbre, la marche exclue. C’était terne et légèrement angoissant.

    - Ca doit être un vaccin du feu de Dieu, conclut Tsuhiko en s’attaquant à son premier croissant.
    - On y va à la fermeture, comme hier, grommela Raya qui observait Axel tandis que ce dernier semblait entrer dans une lutte sanglante contre le percolateur de l’hôtel – ce dernier était très capricieux et n’avait vraiment pas l’air de l’apprécier.
    - Merchi, ché gentil de prêter attention à gmoi, répondit le jeune nippon la bouche à moitié pleine.
    - Espérons juste que ça va vite lui passer, soupira Elisabeth.
    - Y a pas de raison, répondit son amie.


    Elle pouffa de rire lorsqu’Axel poussa un hurlement de rage, se mettant à tambouriner comme un barbare sur le percolateur rebelle, alertant au passage le personnel de l’hôtel qui se précipita rapidement dans sa direction. Elisabeth la regarda, un sourire en coin. Tsuhiko était bien trop absorbé par la scène qui se profilait alors pour prendre garde à de tels détails. Ce ne fut qu’après quelques minutes d’une intense dispute que le quatrième membre du petit groupe revint vers eux, son t-shirt taché de café, une brioche dans la main droite et un chocolat chaud – il avait finalement opté pour ça - dans l’autre, vraisemblablement très énervé.

    - Le retour du héros, lâcha-t-elle tout en fixant avec insistance une énorme tâche qui emplissait à elle seule à peu près le tiers de la surface offerte par son maillot.

    Il resta debout, tasse et friandise en main, la détaillant avec suspicion.

    - Mh… Serait-ce de l’humour ?

    Raya ne lui répondit pas, se contentant de le regarder en silence. Il capitula bien vite, n’étant pas d’humeur à la réflexion, et prit de nouveau place sur sa chaise avant d’entamer son repas.
    Il était exactement neuf heures et treize minutes, et quelque part dans une luxueuse maison en bordure du Nausicaa Park, le premier cas du Ant X, variante dégénérative de la souche du virus de la Ralliah utilisée dans les vaccins anti Mort Rouge délivrés par le ô combien célèbre Kingdom Institute, fit son apparition.


    Erika Graünt, Suédoise de cœur de et de sang, allait bientôt fêter ses 37 ans. Née à Stockholm de parents aux revenus plus que modestes, Erika avait pour ainsi dire toujours vécu dans la misère, ou tout du moins quelque chose s’en approchant. Ayant subi – car oui, subir était le mot juste - tout au long de sa jeunesse une scolarité à la limite même du catastrophique, bercée dans le même temps par les illusions d’une vie meilleure, ailleurs – Suédoise de cœur, oui, mais s’il était bien une chose sur laquelle Erika Graünt était d’accord, c’était que l’herbe était toujours bien plus verdoyante dans le jardin du voisin, voisin qui jouissait d’un magnifique domaine de plusieurs centaines d’hectares entretenus avec le plus grand soin par un jardinier au salaire colossal tandis qu’elle se contentait d’un vulgaire pot de fleur en terre cuite fêlé servant de dernier lieu de vie à un reste de pétunia à moitié crevé -, Erika avait toujours aspiré à mieux. C’était donc à 17 ans seulement qu’elle avait décidé de quitter le bidonville familial, préférant s’en aller voler de ses propres ailes sous de nouveaux horizons plutôt que de rester prostrée dans un monde qu’elle ne méritait pas selon ses propres termes. Adieu la neige, le vent, le froid, et bonjour les côtes ensoleillées d’Italie, le bord de mer… les bikinis. C’était des étoiles plein les yeux qu’elle avait pris un aller simple pour Naples, qu’on lui avait souvent décrit comme l’une des plus belles villes du monde.
    Autant dire immédiatement que cela était totalement faux, et que le retour à la réalité lui avait fait l’effet d’un puissant coup de poing asséné au creux du ventre. Et à l’illusion avait succédé la désillusion. L’échange pouvait cependant trouver une certaine équivalence : elle avait délaissé le froid pour trouver le soleil ; elle avait quitté un taudis familial pour en trouver un autre… où elle se retrouvait seule. Sans diplôme et avec un simple passeport Suédois pour tout bagage, elle avait rapidement constaté qu’en fin de compte, un pétunia agonisant pouvait être beaucoup plus charmant qu’un territoire carrément trop vaste pour elle, aussi soigné fut-il.
    Comme beaucoup de personnes dans son cas, en sa qualité de jeune fille aux attributs non négligeables perdue dans la jungle urbaine, Erika avait tout d’abord sombré dans le monde de la prostitution. Elle avait continué sur cette voie-là pendant plusieurs années, gagnant tout juste de quoi se nourrir – et louer un petit studio crasseux sans eau courante où passer ses nuits. Et une nouvelle voie s’était ouverte à elle. Jessica – c’était en tout cas ce qu’elle définissait comme son nom de scène -, collègue de travail, lui avait un jour parlé d’une façon certes épuisante mais un peu plus digne que le tapinage pour arrondir ses fins de moi. Et Jessica, dans sa grande bonté, lui avait même dégoté un job dans le milieu. Au départ, Erika avait été plutôt effrayée, son expérience dans le domaine du racolage l’ayant faite passer par des expériences qu’elle aurait mieux préféré oublier. Mais pour la première fois de sa vie, elle avait été surprise, et ce dans le bon sens.
    C’était au milieu du mois de Juin qu’elle avait débuté une nouvelle carrière, en tant que femme de ménage. Que ce soit pour un couple de personnes âgées ou tout simplement une personne trop absente de chez elle pour s’occuper correctement du logis – et lui prêtant tout de même assez d’attention pour vouloir entretenir son chez-soi -, Erika avait pu goûter aux plaisirs du détergent, du balais et de la serpillère. C’était éreintant, elle se tuait à la tâche, mais elle voulait bien faire, elle était motivée, et cela se voyait. Le bouche-à-oreille faisant son petit effet, elle avait obtenu plus de travail, plus d’employeurs – elle travaillait d’ailleurs au noir, c’était plus pratique pour tout le monde – et avait, après moins d’un an, réussi à s’octroyer une clientèle assidue lui permettant de ne vivre que de ça. Adieu, trottoir. Bonjour, placard. Pendant encore une dizaine d’années, Erika Graünt avait astiqué avec acharnement les appartements de Naples, en Italie.
    Et comme le plus souvent, la vie est un éternel cycle qui se perpétue en boucle, une nouvelle chimère lui était apparue.

    Son nom était beau, mélodieux, simple et pourtant, il prêtait au rêve, il était si… si… ? Elle n’en savait rien, elle ne voulait pas, plus savoir, tout ce qu’elle voulait, c’était ça. Nausicaa. Elle avait souvent entendu parler de cités sous-marines, que ce soit par le biais de ses patrons ou en lisant le journal – car maintenant, elle avait de quoi s’offrir un tel luxe, elle pouvait même se payer plusieurs types de magasines différents. Les cités sous-marines étaient la révolution de ce monde, la nouvelle voie vers l’avenir. Et l’une d’entre elles avait été construite… à quelques centaines de kilomètres – et encore ! – d’elle. Tout à coup, Naples lui semblait bien fade, avec ses immeubles salis par la pollution, ses embouteillages, ses pigeons. Mais Nausicaa… Nausicaa hantait ses rêves. Nausicaa était tout pour elle, elle voulait Nausicaa tout comme Nausicaa la désirait de tout son être. Erika avait la trentaine, elle pouvait encore se permettre ce genre de choses. Elle avait réussi ici, elle pourrait aussi percer ailleurs. Elle était une honnête femme, à présent – si ce n’est que ses revenus n’étaient toujours pas déclarés, mais ça, elle se gardait bien de le dévoiler.
    Et Erika n’y tenant plus, elle était partie. Avait dit au revoir à tous ceux qui l’employaient alors, après avoir une dernière fois nettoyé leurs fenêtres. Elle était passée dire adieu à Jessica, qui vivait à présent au cimetière du coin, retrouvée morte quelques années plus tôt à côté d’une benne à ordures, le visage fracassé et le corps brisé par ce qui devait être un malade mental qui traînait dans les parages, oui, encore un. Elle s’était payée le trajet pour la ville du futur, et y avait trouvé un petit appartement pas cher pour commencer. C’étaient les débuts de la grande cité des mers, et pourtant, ses rues fourmillaient déjà de vie et de lumière, ses avenues étaient déjà comme d’immenses fêtes qui perduraient jusqu’au bout de la nuit. Nausicaa était à peine née que c’était comme si elle avait toujours existé.
    Et Erika n’avait même pas eu à repasser par la case « vendez votre corps et gagnez 20$ de l’heure », ayant pioché la carte lui permettant de se rendre directement au libellé « astiquez bien fort et faites-vous 30$ la journée ». La vie ne pouvait décidément pas être plus belle pour Erika Graünt.


Dernière édition par Shade le Ven 10 Juil 2009 - 10:17, édité 3 fois
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Hax
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MessageSujet: Re: Black. [ Histoire complète ] Lun 1 Juin 2009 - 13:16

    Le plus ironique dans l’histoire, c’est que cela faisait maintenant six ans qu’elle faisait le ménage ici, et que finalement, c’était ce travail qui allait la perdre. Erika avait, depuis quelques mois, la possibilité de se faire une certaine quantité d’argent en récurant de fond en comble la grande demeure de Mr. Charles Roberts, riche homme d’affaires qu’elle n’avait que très peu de fois eu l’occasion de côtoyer directement – cela se résumait pour tout dire à son bref entretien d’embauche et à la fois où elle l’avait vu quitter brusquement la villa pour aller Dieu seul sait où. Ce que Mr. Roberts pouvait bien faire l’importait peu, en fait, et elle ne savait même pas dans quel domaine il était spécialisé. Il aurait pu être un mafieux ou un trafiquant d’organes, elle s’en moquait royalement. Elle avait eu la chance de saisir une occasion pareille et ne comptait pas la laisser filer. C’était à présent son territoire à elle, et il était hors de question qu’elle le laisse à quelqu’un d’autre, c’était et ce serait à jamais Erika Graünt qui ferait le ménage chez Charles Roberts, elle l’avait décidé et comptait bien ne pas lâcher le morceau. Elle était prête à montrer les crocs à toute personne désireuse de lui voler sa place ici. Les charognards étaient partout, et elle avait bien vu, une fois, cette jeune blondinette écervelée lui faire du gringue, au Charles – enfin, d’accord, la blondinette était venue mais ce jour-là non plus, il n’était pas là, et c’était donc elle, la bonne, qui lui avait ouvert. Qu’il s’envoie en l’air avec cette fille ne lui posait aucun problème. Néanmoins, elle avait les mains abimées, et le regard avisé d’Erika lui avait dit que cette greluche devait avoir une certaine maîtrise du produit vaisselle pour être dans un état pareil. Autant le dire, Erika s’était montrée très clair sur le sujet. Blondinette était rapidement partie les larmes aux yeux, après s’être reçue quelques répliques cinglantes et une giclée de savon dans ses jolies petites mirettes miroitantes. Erika pouvait être très sauvage lorsqu’elle le voulait. Cependant, aussi sauvage fut-elle, Erika n’aurait en rien pu changer le destin tragique qui était le sien.
    Ce matin-là, comme tous les Vendredis, Erika devait se rendre à neuf heures tapantes chez Mr. Roberts. Elle avait écopé d’un trousseau de clefs personnalisé à ses débuts dans la vaste demeure, obtenant ainsi l’accès à absolument toutes les salles de la maison – et pouvait de plus se charger de lui amener le courrier, ayant même le privilège de maîtriser les sombres secrets de la boîte aux lettres de son employeur -, aussi n’avait-elle pas pris la peine de sonner à son arrivée, préférant rentrer directement pour passer aux choses sérieuses. Elle ne s’attendait même pas à le trouver chez lui.


    Ce qu’elle ne savait pas, c’était que l’argent offrait de grandes choses, et que Charles Roberts, monnayant une certaine somme, avait été l’un des premiers à se faire vacciner contre la Ralliah chez le Kingdom Institute, la veille au petit matin. En fin de journée, Charles Roberts s’était senti fiévreux, et il avait passé une bonne partie de la nuit à s’agiter dans son lit, tourner et tourner encore, incapable de dormir. Ce n’était qu’aux alentours de quatre heures du matin que les crises avaient commencé, et en trente minutes seulement, la douleur était devenue intenable. Il n’avait pas eu le temps de traverser les cinquante mètres qui le séparaient de son premier téléphone – lui qui avait hésité à en installer un dans sa chambre quelques mois plus tôt, avait amèrement regretté son geste, sur ce coup-là – que le Ant X s’était propagé dans la totalité de son organisme et avait eu le temps de faire son petit effet. Et pas moins de vingt secondes plus tard, c’était tout son système nerveux qui était occupé. Le Ant X avait, pour ainsi dire, la situation sous contrôle.

    L’Homme avait mal. Terriblement mal, mal à un point qu’il aurait été incapable d’envisager auparavant. L’Homme était dans un tel état que si l’un de ses congénères l’avait vu, il ne l’aurait sans doute plus considéré comme Homme. On aurait alors pu le désigner comme La Bête, ou Le Monstre. Si en apparence il était Homme, son mode de pensée était à présent tout autre – dans l’optique où il eut encore pu raisonner. Pour parler de façon plus imagée, il n’était à présent plus qu’un tas de viande mouvant avec des pulsions un tout petit peu agressives. Comprenez par là qu’il se serait jeté sur vous pour vous arracher les entrailles à la main s’il vous avait croisé.
    Et à mesure qu’il sombrait dans la folie, tandis que le virus terminait enfin de s’installer dans son corps – le canapé et le reste des meubles avaient déjà amenés, ne restait plus qu’à faire venir la télévision et Ant X serait finalement libre de mener sa propre vie dans son nouveau petit logis – la douleur disparaissait enfin, ne laissant plus place qu’à… à quoi, en fin de compte ? A rien, et c’était ça le pire. L’Homme se sentait partir sans même s’en rendre compte, et les derniers élancements s’atténuaient tandis qu’il se transformait. Intérieurement, bien entendu. Oh, certes, son physique avait à présent pris les traits d’un véritable malade, d’un Homme atteint par la Ralliah. Et si on l’avait placé à côté d’un autre contaminé – un contaminé normal, et non un Ant – le seul moyen direct de les différencier aurait été de constater qu’à l’inverse de celui qui souffrait du mal le plus connu, l’Homme avait perdu cette petite lueur de conscience qui illuminait d’ordinaire son regard pour faire l’acquisition de prunelles vides, quoi qu’empruntes d’une certaine rage… ou faim, tout dépendait de la façon dont on s’y prenait pour analyser la chose. A noter, de plus, que l’allure voutée du malade ordinaire était sans doute un peu plus accentuée chez le Ant, et que celui-ci avait perdu tout désir de paraître civilisé en maintenant sa bouche fermée – il la gardait maintenant toujours un minimum ouverte, et quelques minutes d’attente suffisaient à ce qu’un ravissant petit filet de bave finisse par en couler.
    En laissant deux malades – toujours différencies - évoluer côte à côte, on aurait vite pu constater que le Ant, à l’inverse de l’homme atteint de la Ralliah, ne fonctionnait absolument pas au ralenti. Un non initié aurait même été ravis de constater une telle vivacité de la part de quelqu’un censé être mourant. Le problème était que le Ant X était sans doute un peu trop actif… et agressif. En quelques secondes, le Ant X aurait en effet réduit le malade bénin en un tas de charpie relativement informe. Si la Ralliah conférait parfois quelques symptômes semblables à ceux de la Rage, ces derniers étaient mineurs… par rapport aux troubles dont souffraient les Ant. Il est néanmoins à noter une autre chose : oui, si le Ant s’était retrouvé avec un simple contaminé – ou toute autre forme d’être humain, et à vrai dire tout autre organisme non végétal -, il se serait jeté dessus pour le boulotter vivant – n’étant doté d’aucun instinct de chasseur, le Ant, retardé mentalement par son statut de steak affamé sur pattes, ne pouvait penser qu’il était plus facile de dévorer quelqu’un après l’avoir achevé – et n’en aurait laissé sans doute pas grande chose. Cependant, il aurait suffit qu’un autre être humain – il allait en effet être démontré par la suite que de tous les mets, le Ant préférait celui qui faisait de lui un anthropophage – passe malencontreusement par là pour que le Ant se désintéresse totalement de ce qu’il était alors en train de déguster pour se précipiter vers le promeneur malchanceux. En effet, le Ant d’espèce humaine avait au moins hérité de l’un des traits de caractère qui définissait sa race d’origine : il était ambitieux.
    Le Ant était donc, en résumé, un être affamé et furieux qui ne vivait plus que pour une seule chose : la bouffe. Toute sensation de fatigue ou même de douleur ayant disparu, le spécimen du Ant était un prédateur particulièrement dangereux – et une véritable tâche dans le système du cycle éternel de la vie. Il fallait néanmoins préciser que malgré tout, le Ant ne s’attaquait pas à ses congénères, les autres personnes atteintes du même virus que lui. Peut-être était-ce ça, l’instinct de conservation.

    Il était une dernière chose à signaler. Le virus du Ant X était, à l’image de ceux qu’il infestait, particulièrement vif. Se transmettant le plus généralement par contact salivaire ou sanguin, la vitesse de propagation du Ant X, lorsqu’il n’était pas tiré des vaccins du Kingdom Institute, était excessivement rapide. Comprenez par là une dizaine de secondes la plupart du temps. Mais – car il y a toujours un mais – cette vitesse pouvait varier d’un individu à l’autre pour une raison totalement inexpliquée. Aussi, une personne mordue par un Ant et n’ayant pas immédiatement rejoint la cause des boulotteurs de tripes devenait une véritable bombe à retardement… dont on avait perdu le cadran chargé d’indiquer à quel moment elle était censée exploser.


    Il y eut un bruit dans la cuisine. L’Homme se redressa brusquement, ses sens en alerte. Il scruta les environs en silence. Les quelques rayons de soleil qui filtraient au travers des volets de la maison lui irritaient les yeux. S’il n’avait pas directement mal, l’influence de la lumière, elle, semblait néfaste sur son système nerveux. A son contact, son corps était agité de spasmes musculaires plus ou moins conséquents. Il ne pouvait s’en rendre réellement compte, mais ce n’était pas très agréable. Heureusement pour lui, le Ant X était doté d’une capacité de mutation sans précédent. Bientôt, la lumière ne l’incommoderait plus. Mais en attendant…
    L’Homme marcha lentement le long du couloir, intrigué. Il y avait de l’agitation, en bas. Il avisa brièvement les escaliers qui permettaient de se rendre au rez-de-chaussée. Se dirigea vers eux, attentif aux moindres détails. Il y eut un déclic, suivi d’un vacarme assourdissant. L’Homme sursauta et poussa un grognement soudain, avant de se précipiter à toute vitesse vers la cuisine.

    Erika Graünt venait de commencer à passer l’aspirateur quand quelque chose attira son attention derrière elle. Se retournant, elle vit Mr. Roberts à l’entrée de la salle. Ce dernier n’avait pas l’air très bien. Il la fixait intensément.

    L’Homme grogna de nouveau en contemplant la Femme, derrière le comptoir de cuisine américaine qui se trouvait au milieu de la pièce. Il la vit dire quelque chose, mais ne s’attarda pas sur ce détail. Sans lui laisser le temps de terminer sa phrase, il se précipita en criant dans sa direction.

    Erika voulut demander à Charles s’il voulait de l’aspirine, au vu de la triste mine qu’il affichait – elle n’osait le lui signaler, mais il avait de la bave qui coulait au coin de la bouche. A peine l’eut-elle salué qu’il se rua vers elle avec un rugissement bestial. Erika hurla de terreur, mais n’eut même pas le temps de faire un geste. En une fraction de seconde, il était sur elle, et lui arrachait la carotide d’un coup de dents assuré.
    A dix heures du matin, Charles Roberts délaissa enfin le cadavre de celle qui avait été, plusieurs mois durant, sa femme de ménage. A onze heures, son organisme était prêt à supporter la lumière crue diffusée par le soleil artificiel de Nausicaa. A onze heures et six minutes, Charles Roberts quitta la villa qu’il s’était faite construire un an plus tôt, découvrant avec joie les merveilles des grands espaces où évoluaient sans cesse de nombreux plats potentiels.
    A midi, c’était déjà plus d’une centaine de contaminés qui erraient dans les rues. A treize heures, sur les quelques quatre millions d’habitants que comptait Nausicaa, près d’un dixième de la population était atteinte du virus Ant X.


Dernière édition par Shade le Lun 1 Juin 2009 - 13:41, édité 1 fois
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Hax
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MessageSujet: Re: Black. [ Histoire complète ] Lun 1 Juin 2009 - 13:17

    « Vous avez vu les infos ? lança soudainement Axel en déboulant dans la chambre des filles, immédiatement suivi de Tsuhiko.

    Elisabeth et Raya, alors seules dans la pièce, levèrent d’un même mouvement la tête vers eux. Il ne restait normalement plus que deux heures avant qu’ils partent pour le Kingdom Institute dans le but de se faire vacciner. Elisabeth secoua la tête.

    - Qu’est-ce qu’il se passe ? demanda-t-elle.

    Les deux garçons échangèrent un regard gêné, signe qu’ils ne savaient trop comment aborder la question. Et puis ce fut Tsuhiko qui prit la parole sur un ton grave.

    - Ca dégénère… y a un problème.

    Elisabeth haussa un sourcil, comme elle le faisait à chaque fois que quelque chose l’intriguait. Ils n’avaient pas l’air de plaisanter.

    - Qu’est-ce que tu veux dire ?
    - Y a… des malades, reprit-il.


    Et il se tut brusquement, incapable de parler de nouveau. Voyant que cela ne servait à rien de le laisser continuer, Axel se décida à continuer le récit à sa place.

    - Ils en parlent sur toutes les chaînes, y a des flashs spéciaux et tout. En fait…

    Et lui aussi s’arrêta. Elles ne l’auraient peut-être pas cru, même s’il montrait bien qu’il n’était pas d’humeur à plaisanter. Cependant, il y avait un bien meilleur moyen de leur faire comprendre ce qui se tramait dehors. Il marcha rapidement jusqu’au petit poste de télévision qui se trouvait dans un coin de la chambre avant de l’allumer. Soupira de soulagement en voyant que l’antenne était déjà réglée, appuya sur quelques boutons pour tomber sur une chaîne d’informations locale et monta le son. Il alla finalement s’assoir à leurs côtés sur le lit le plus proche, rejoignant Tsuhiko dont le teint était presque cadavérique. L’écran montrait alors l’une des principales avenues de Nausicaa filmée en hauteur – sûrement depuis un balcon. La vidéo était amateur mais on y voyait clairement une foule de gens affolés qui couraient de façon chaotique en hurlant. On entendait par-dessus les commentaires d’un présentateur.

    - Oui… c’est le chaos dans les rues, on ne sait pas encore ce qu’il se passe, mais ce que l’on a tout d’abord pris pour des émeutes semble être en fait une attaque de… fous.

    Le présentateur marqua un blanc avant de reprendre d’un ton tressaillant :

    - Ces hommes et femmes semblent de plus en plus nombreux. Ils sont extrêmement dangereux et il est vital de ne pas les approcher. Je vous rappelle qu’on nous a indiqué un peu plus tôt qu’ils avaient l’apparence physique de...

    Il toussota, sembla déglutir avec difficulté puis continua.

    - L’apparence physique de personnes contaminées par la Ralliah.

    Raya frissonna. En bas, l’un des hommes – qui ne s’apparentait qu’à un minuscule tas de pixels informe – venait de se faire attaquer par une autre personne, et tous deux étaient à présent à terre, en train de se faire piétiner par une horde de gens hystériques. L’image changea pour montrer, avec une meilleure qualité cette fois-ci, plusieurs groupes de personnes en uniforme accompagnés de jeeps et autres véhicules adaptés.

    - Des forces spéciales ont déjà été dépêchées sur place pour enrayer la menace.

    Ils virent soudainement une femme en train de courir se faire mitrailler par des policiers.

    - Attention, attention. Il ne faut en aucun cas s’approcher d’eux. Ne sortez pas de chez vous, restez enfermés et attendez des nouvelles. Ne tentez pas de les attaquer, ni de vous battre, restez à l’abri.

    La femme, qui était alors tombée à terre et restée inerte, s’agita brusquement avant de se relever et de se remettre à courir vers les forces de l’ordre. Elle fut de nouveau prise pour cible et eut droit à une seconde salve de tirs.

    - En effet, il semblerait que les balles soient inefficaces sur ces personnes, et la police les soupçonne d’être équipés de gilets pare-balles de très bonne qualité. Surtout, restez chez vous ! Attendez les secours !

    Axel se releva pour aller éteindre la télé. Quand ce fut fait et que le silence retomba dans la salle, il se retourna vers eux. Tous étaient extrêmement mal à l’aise.

    - Que… C’est quoi, ça ? balbutia Elisabeth.

    Axel la regarda.

    - Après, les images repassent en boucle. Il n’y a pas eu de rajout pour le moment, déclara-t-il.

    Il regarda Raya. Cette dernière était totalement renfrognée… et elle tremblait comme une feuille. Il fit mine d’aller vers elle, mais la voix de Tsuhiko l’interpella.

    - On se croirait… Bordel, on se croirait dans un film d’horreur !

    Elisabeth tourna la tête vers lui, sans rien dire.

    - Mais, regardez ! Ces types se courent après et se relèvent quand on leur tire dessus !
    - Ils ont dit qu’ils avaient des gilets pare-balles, lui rappela Elisabeth.
    - Mais… tu les crois ? Cette femme avait un tailleur, plutôt moulant, elle ne pouvait pas avoir de gilet ! Elle saignait !
    - Comment peux-tu en être sûr ? C’était trop rapide, répliqua-t-elle.
    - Je le sais ! Ces types, c’est…
    - Des zombies, souffla Raya dont les mains étaient crispées sur ses genoux.


    Ce fut cette fois-ci vers elle que tous se tournèrent.

    - Ce sont des zombies, répéta-t-elle.

    Elisabeth se mordit la lèvre inférieure. Si Raya le disait… elle ne pouvait que la croire. Elle savait par expérience que son amie n’avançait jamais rien sans en être sûre – c’était sans doute pour ça qu’elle n’était pas la plus bavarde de toutes les filles. L’idée était saugrenue, terrifiante, atroce, mais si Raya disait que c’étaient des zombies qui évoluaient dans Nausicaa… alors soit, c’étaient bien des zombies.

    - Alors on fait quoi ? demanda-t-elle, se retournant vers Axel, qui était toujours planté à quelques mètres d’eux, à côté de la télévision.
    - Ils ont dit qu’on devait rester enfermés… c’est sans doute le mieux à faire.
    - Ils ont barricadé l’hôtel ?
    - J’en sais rien, lui répondit-il. Mais il n’y a pas trente six moyens d’accéder aux étages. C’est soit l’ascenseur, soit les escaliers. On peut bloquer l’un et verrouiller l’accès aux autres. Ca doit déjà être fait, tout le monde regarde les infos dans le hall, finit-il.
    - J’espère, acquiesça-t-elle. Mais… comment est-ce arrivé ?
    - Je n’en sais rien. Mais je crois que notre séance de vaccination est avortée. »


    Il se figea, prenant conscience de ses propos. C’était tellement… parfait. Ca pouvait tenir la route, c’en était presque évident. Mais trop tiré par les cheveux. En même temps, une armée de morts-vivants défilant dans les rues, c’était pas mal non plus, niveau originalité. Il remarqua qu’Elisabeth ne bougeait pas non plus, semblant réfléchir elle aussi à ce qu’il venait de dire. Pensait-elle la même chose ? Il y avait des chances. Tsuhiko et Raya, eux, étaient toujours plongés dans une torpeur sans précédent. Il se décida enfin à faire un pas vers eux.
    Dans le hall, il y eut un cri, suivi d’un brouhaha effrayant. Des bruits de pas précipités dans le couloir. Et de nouveau, ce qui ressemblait presque à des aboiements.

    Axel n’eut pas le temps d’amorcer un geste en direction de Raya que Karl défonçait brutalement la porte de leur chambre, pénétrant dans cette dernière avec un hurlement abominable.
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Loly Pop
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MessageSujet: Re: Black. [ Histoire complète ] Lun 1 Juin 2009 - 13:33

Yaaah! Karl est un mutannnt!
(xD, pardon^^)
L'histoire des contaminés qui deviennent des zombis ça me rappelle President Evil...

En tout cas ta manière d'écrire est très clair, facile à suivre, avec un sénario qui promet! x3

tu dis "Ca pouvait tenir la route, c’en était presque évident. Mais trop tiré par les cheveux. "
Tu te contredis non? Etre tiré par les cheveux et tenir la route c'est opposé... A moins que c'est pour faire ressortir le trouble du perso^^
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Hax
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MessageSujet: Re: Black. [ Histoire complète ] Lun 1 Juin 2009 - 13:41

    Wah, quelle vitesse xD
    Je pense plutôt à 28 Days & 28 Weeks Later pour la référence, mais c'est dans le même registre x3

    Disons que ça tient la route parce que ça se coordonne avec l'injection du vaccin, mais que bon, un vaccin qui transforme en zombie, c'est carrément tiré par les cheveux. Mais c'est vrai que vu sous cet angle... mh xD
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Mira
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MessageSujet: Re: Black. [ Histoire complète ] Lun 1 Juin 2009 - 18:29

Karl, zombie ? Mais pourquoi Karl ? *va faire une dépression xD* Le personnage que je préférais *zbam*
Breef, je suis a fond dedans. Plus la suite sera rapide, plus je serais heureuse. J'ai peur pour la suite, personnellement... En tout cas, je ne peux que complimenter : je trouve, moi, que ta façon d'écrire n'est pas toujours si claire, mais c'est peut être du à la couleur vert pomme du forum. Mais en tout cas, c'est absolument passionnant. C'est tellement bien écrit Heureux =) *ne se reconnait plus*
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MessageSujet: Re: Black. [ Histoire complète ] Lun 1 Juin 2009 - 18:55

    Merci beaucoup ^^
    Je pense que la non clarté de mon écriture vient des nombreuses parenthèses relativement longues que j'incorpore à mes phrases. Mais c'est tellement bien, les parenthèses x3

    Je vais faire mon possible pour écrire la suite dans les plus brefs délais. Par contre, je vais commencer le tome 2 de Millénium, donc il se peut que j'aie pas trop le temps. J'aime incorporer les détails de ma vie dans mes posts.


Dernière édition par Shade le Mar 29 Sep 2009 - 11:42, édité 1 fois
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Mira
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MessageSujet: Re: Black. [ Histoire complète ] Lun 1 Juin 2009 - 19:08

Oui, je les aime bien aussi, ces paranthèses xD Mais j'avoue que déjà, lire sur l'ordi, surtout avec un fond pareil, c'est pas super, j'ai eut parfois du mal à suivre xD *faudra que je l'imprime. C'est juste un peu bête, j'ai pas d'imprimante. Soit*

L'est bien, Millénium ? *ou comment changer de sujet*
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Hax
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MessageSujet: Re: Black. [ Histoire complète ] Lun 1 Juin 2009 - 19:49

    ^^'

    Oh, oui. J'ai lu que le premier tome, et j'ai adoré, dommage que Stieg Larsson soit mort.
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MessageSujet: Re: Black. [ Histoire complète ] Mer 3 Juin 2009 - 19:12

On s'est dits > On s'est dit
* Gnéhé, je trouve toujours une faute *
J'aime bien la description d'Erika comme ça au milieu du texte...
Dommage pour Karl, c'est un de mes préférés avec Raya.
A quand la suite Happy ?
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Hax
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MessageSujet: Re: Black. [ Histoire complète ] Mer 3 Juin 2009 - 19:20

    Tu peux me dire vers où est la faute ? ^^'
    [ Et encore, vous en avez loupé, j'ai une amie qui m'en a corrigé d'autres mais dans des chapitres précédents. J'avais mis de ces conneries... ]

    Le chapitre 9 est déjà bien avancé. Je comptais à la base le finir cet après-midi, mais finalement j'ai plus eu le courage et j'ai opté pour un dessin * Shade sur tous les fronts *
    Ca devrait bientôt arriver, en gros.
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MessageSujet: Re: Black. [ Histoire complète ] Jeu 4 Juin 2009 - 15:46

Super, on l'attend xD *tend une pancarte avec écrit en gros "On t'aime, Blaaaack", puis deux ou trois autres pancartes dans le genre "On t'aiiiimme Kaaarl" etc*



*va chercher la corde*
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MessageSujet: Re: Black. [ Histoire complète ] Jeu 4 Juin 2009 - 17:03

Shade a écrit:
    ^^'

    Oh, oui. J'ai lu que le premier tome, et j'ai adoré, dommage que Stieg Larsson soit mort.

EN revanche, le film est a chier u_u *fuis*
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Hax
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MessageSujet: Re: Black. [ Histoire complète ] Jeu 4 Juin 2009 - 18:18

    Oh, disons que j'avais vu mieux pour le film. Mais celle qui joue Lisbeth se démerde très bien je trouve =)

    Bref, la suite. Je garantis pas que le prochain vienne aussi rapidement, j'ai l'inspiration qui s'essouffle un peu, même si je sais quels évènements y aura après ^^'
    Sans doute un peu moins bien que le précédent.


    Chapitre 9 : Here begins the Fury.



    Le Survivant est, dans sa définition la plus pure, l’Homme fort. Se voulant puissant et courageux, le Survivant doit pouvoir demeurer maître de lui-même en toutes circonstances. Le Survivant se doit de plus de savoir jongler avec efficacité entre égoïsme et altruisme : en effet, si l’Homme ne pensant qu’à lui croit se sauver la peau en délaissant ses compagnons d’infortune pour mettre les voiles tout seul au moment le plus critique, il est fréquent de voir que, dans les films relatant ce genre d’évènements, l’Homme qui délaisse les siens se retrouve presque toujours dans une impasse, encerclé par une horde de monstres n’ayant alors plus que pour seul objectif de lui arracher la tête et ce en l’absence totale de représailles. Astucieux, le Survivant doit en outre connaître son adversaire et savoir trouver des solutions en un temps limité. Dans un film, celui qui survit n’est, aussi paradoxal que cela puisse paraître, généralement pas Le Survivant – ou en tout cas, pas Le Survivant comme on se l’entend, à savoir l’homme le plus viril. Laisser ainsi à l’Homme expérimenté le droit de vivre étant le plus souvent contre les bonnes mœurs – Le Survivant n’est que rarement le personnage principal -, le survivant du septième art est le plus souvent un homme paumé, totalement inapte à se débrouiller dans un premier temps. L’homme mineur étant plus attachant que le Macho Survivant, il est donc de mise de lui laisser le droit de perdurer un peu plus – même si, dans le cas d’une œuvre de qualité supérieure au niveau des rebondissements, il se peut que le héros, ne pouvant finalement pas échapper à son destin, décède à la fin.
    Néanmoins, dans le cadre présent, il est nécessaire d’aborder le sujet sous un autre angle. Le Survivant peut aussi être bien différent. L’Autre Survivant doit toujours avoir les connaissances, les idées. L’Instinct. L’Autre Survivant se doit de connaître la chose sur le bout des doigts. L’Autre Survivant est le plus souvent un être on ne peut plus banal, tel qu’on en trouve à tous les coins de rue. Il suffit de jeter un bref regard autour de soi pour apercevoir, sans même s’en rendre compte, une quantité impressionnante d’Autres Survivants.
    Le meilleur moyen de se retrouver au milieu d’une communauté d’Autres Survivants consiste en une simple sortie cinéma. Il suffit pour ce faire de se payer, le plus naturellement du monde, une place. Une toute petite place pour un type de projection particulier.
    Allez voir un film d’horreur, et vous vous retrouverez en compagnie de ceux qui auraient le plus de chances de survivre à une attaque de créatures assoiffées de sang.


    Ils restèrent totalement figés lorsque Karl tourna brusquement la tête vers eux. Leur ami était presque méconnaissable.
    Les dires du présentateur étaient horriblement vrais. Son teint d’ordinaire pâle – ils avaient toujours formé une belle troupe de cachets d’aspirine – tirait à présent sur celui d’un cadavre, avec ses subtiles nuances de vert et de jaune. Ses yeux injectés de sang les détaillaient avec attention, semblant refléter une rage incommensurable. Ses cheveux ébouriffés étaient humides de sueur. Cependant, le plus choquant fut sans aucun doute de voir qu’il était presque entièrement couvert de sang. Et que ce même liquide barbouillait la quasi-totalité de son visage, avec une petite propension pour le pourtour de sa bouche. C’était… comme s’il venait de s’offrir une petite orgie avant de passer leur dire bonjour. Coucou, les copains. Vous voulez jouer avec moi ?
    Son regard furieux se posa directement sur Axel, sans doute parce qu’il était légèrement éloigné des autres, toujours debout entre le lit où ils étaient réunis et la télévision - mais peut-être était-ce tout simplement que la couleur de cheveux pour le moins excentrique de ce dernier le titillait plus que les autres. L’attente ne fut pas longue avant qu’il se jette dans sa direction, sans même prendre le temps de le prévenir à l’avance avec un grognement ou tout autre signe de ce genre. Il se mouvait à une vitesse colossale.
    Tout aurait pu être parfait pour le jeune Karl Rider, nouvel adepte du cannibalisme et de la sauvagerie. Il aurait pu débarrasser son ancien ami d’un membre ou deux avant de se retourner en direction des autres, leur réservant le même sort. Cependant, il était une chose qui allait mettre un terme à toutes ses ambitions de festin immédiat. Karl Rider n’avait effectivement en aucun cas pensé que le fait qu’Axel fusse et ait toujours été un grand fanatique d’horreur lui fournisse une telle expérience en matière d’horrifique qu’on pouvait le considérer comme un authentique et véritable Autre Survivant.

    Tout se passa très vite dans la tête de ce dernier. Il était évident que c’était à lui que Karl semblait en vouloir, tout comme il était indéniable que son ami était devenu un zombie. C’était atrocement douloureux d’en venir à constater une telle chose, mais il avait immédiatement su au moment où celui-ci était entré que plus jamais ils ne pourraient s’entraider pour un devoir de maths. Que plus jamais ils ne pourraient se charrier amicalement – même si dans ce dernier exemple, les vannes étaient surtout à sens unique. Que Karl ne serait plus jamais son ami. Que Karl était à présent son ennemi.
    La matière grise en état de surexcitation totale, il se remémora les faits à la hâte. On ne se fait pas mordre. Pas de contact avec des fluides. Attention aux yeux et à la bouche si giclée de sang. Ils se relèvent toujours… sauf s’ils ne peuvent plus marcher, ou si on leur tire dans la tête. Parce que c’est la tête qui contrôle tous les mouvements, et que c’est donc la tête qu’il faut éclater. Le problème était que malgré tout, il ne pouvait fracasser le crâne de son ami – et il n’était même pas sûr d’en être capable. C’était Karl, merde. Il savait par expérience qu’il n’y avait jamais de remède miracle, mais il ne pouvait malgré tout en arriver à de telles extrémités. Il allait donc lui falloir ruser. L’hôtel n’était plus un lieu de sécurité, ils devraient le quitter au plus vite. Pour aller où ? Il y penserait plus tard, même si, en bon adepte des grands classiques, ses pensées se tournaient immédiatement vers les supermarchés. Non, pensa-t-il. On est six pieds sous mer, et il n’y aura pas de secours pour venir nous chercher. Les accès à la ville seront coupés, et elle sera totalement isolée du monde. Peut-être même finiront-ils par en bombarder les remparts de missiles dans le but de la noyer. S’ils ne craignent pas qu’ainsi, le virus se propage par la mer, car en fin de compte, absolument tout est possible, maintenant.
    Axel s’écarta rapidement, laissant un Karl emporté par son élan aller s’écraser contre le mur derrière lui. Il se retourna alors brusquement vers ses amis, qui n’avaient toujours pas bougé d’un poil, avant de leur hurler :

    « BARREZ-VOUS ! »

    Une exclamation dans son dos lui indiqua que Karl était déjà prêt à repartir à l’assaut. Tsuhiko fut le premier à réagir, semblant enfin se réveiller, et il attrapa machinalement le bras d’Elisabeth pour la tirer avec lui, l’éloignant ainsi au possible de la scène. C’est à peine si Axel eut le temps d’attraper une chaise sur sa droite – la chambre était en effet pourvue d’un petit bureau – afin de s’en servir comme arme de défense que l’autre revenait à la charge, écopant rapidement d’un violent coup qui l’envoya vaciller en arrière. L’espace d’un bref instant, Axel se sentit catcheur, à l’exception près que dans le cas présent, ce n’était pas une arme pliante dont il se servait, et il rendit intérieurement hommage à tous ces grands hommes qui continuaient, depuis bien des années, de le divertir toutes les semaines. Il regretta de ne pas avoir d’échelle sous la main, prêt à faire des prouesses dignes des plus grands voltigeurs sous l’effet de l’adrénaline, mais vit bientôt toutes ses illusions disparaître. En effet, alors qu’il s’apprêtait à suivre ses amis et à quitter la pièce, il constata avec horreur que Raya n’avait absolument pas cillé, et demeurait crispée sur le lit. Elle avait l’air de ne pas pouvoir bouger. Et Karl l’avait aussi remarqué.
    Soudainement aussi furieux que leur assaillant, Axel abattit de nouveau l’objet sur son ami, réitérant l’opération à plusieurs reprises, redoublant de violence à chaque tentative. Lorsqu’il jugea son adversaire suffisamment sonné, il lui envoya la chaise dessus avant de se précipiter vers elle et de lui agripper le poignet pour l’entraîner à l’abri – enfin, rien n’était dit que les couloirs étaient surs, en un sens. Il la tira de toutes ses forces et fut soulagé de voir que malgré la léthargie dans laquelle elle était plongée, elle le suivait docilement. Ils n’avaient même pas atteint la porte d’entrée qu’il fut brutalement soufflé par quelque chose, lâchant immédiatement Raya sous le coup de la surprise. Axel n’eut pas le temps de comprendre ce qu’il se passait qu’il sentit quelque chose s’enfoncer dans son épaule tandis qu’il heurtait violemment le sol, se pouvant retenir un cri de douleur et sentant naître en lui la terrible certitude qu’il était à présent condamné. Le contact d’une main humide qui se pressait contre son cou le conforta dans son idée que c’était bel et bien Karl qui était sur lui, et il comprit alors que oui, tout était réellement fini.
    Ou que tout aurait dû l’être. La main ainsi que le poids qui appuyait contre son dos et le plaquait au sol s’évaporèrent en un instant, tandis qu’un nouveau grondement s’échappait de la gorge de Karl qui partit valser un peu plus loin. Sans comprendre ce qu’il se passait, Axel se sentit soulevé par les épaules et sentit bientôt de nouveau le sol sous ses pieds tandis que Tsuhiko l’aidait à se relever. Ce dernier, armé d’une barre de fer – qui s’avérait en fait être une tringle de rideaux de douche, subtilisée dans la salle de bain individuelle qui se trouvait à moins d’un mètre d’eux – lui ordonna de récupérer Raya et de le suivre immédiatement. Axel s’exécuta, se saisissant de nouveau de la main de cette dernière, et partit à sa suite, abandonnant l’idée de refermer la porte de la chambre derrière lui – les gonds étaient totalement démontés, il n’aurait fait que perdre du temps et risquer un peu plus leurs vies. Ce n’est qu’en se retrouvant dans le couloir qu’il prit conscience de la gravité des faits. Ils n’étaient pas les seuls à avoir à faire face à des zombies – autant les appeler de la sorte, c’était toujours plus simple et instinctif à dire que contaminés ou monstres – et l’étage tout entier semblait plongé dans le chaos le plus total. Le souffle coupé, le sang battant à ses oreilles, il entendit le hurlement déchirant de Sandra, l’une des filles de leur classe, qui se faisait attaquer par un Stéphane Darraut plus déchaîné que jamais. A l’intérieur de l’une des chambres devant lesquelles ils passèrent en courant, Damien et Céline se défoulaient sur Richard, un jeune garçon aux tendances de geek ayant toujours été plutôt renfermé. Axel accéléra l’allure en entendant des bruits de pas précipités derrière eux : Karl était à leurs trousses.
    Ils débouchèrent soudainement dans le hall, pénétrant dans un nouvel enfer. Où qu’ils aient regardé, c’étaient assauts sanglants et cri déchirants. Les plantes ornementales gisaient au sol, certains canapés étaient renversés. Ils n’avaient pas le temps de contempler le tableau de guerre qui s’offrait ainsi à eux, tout comme ils ne pouvaient pas s’arrêter pour réfléchir un instant. Chaque seconde était vitale. Les deux garçons n’eurent même pas à se concerter. Tsuhiko était aussi expérimenté que son confrère dans le domaine du film d’épouvante, aussi fonctionnaient-ils de la même façon. Leurs pensées se tournèrent immédiatement vers les escaliers de secours. D’un même pas, ils en prirent la direction.
    Si la distance qui les séparait de cette unique issue était relativement courte – une dizaine de mètres tout au plus -, le trajet fut des plus périlleux. Heureusement pour eux, la majorité des contaminés s’étaient déjà trouvés une cible, et il leur fallait juste se dépêcher pour quitter les lieux avant que ces derniers ne décident de changer de proie. Ils parvinrent sans encombres à la cage d’escaliers, dont ils refermèrent violemment la lourde porte derrière eux, esquivant de peu une nouvelle attaque de Karl qui les suivait à la trace. Et c’est un silence glacial qui succéda au vacarme duquel ils venaient de se sortir. Sentant son cœur battre la chamade et ne pouvant plus faire un seul pas dans l’immédiat, Axel arrêta enfin de se cramponner à Raya et desserra l’étreinte qu’il exerçait sur sa main, s’asseyant brusquement sur les marches en soufflant. Son t-shirt était tâché et déchiré, il était absolument exténué, se retrouvait, en compagnie de ses amis, confronté à une situation incroyable – et pas dans le bon sens -, se trouvait à même pas quelques mètres d’une horde de créatures s’attaquant à des gens qu’il connaissait depuis plusieurs années pour certains… et venait de dire adieu à sa chère console de jeux, avec qui il avait partagé des expériences inoubliables. Le monde était en train de s’écrouler autour de lui, il étouffait, et se trouvait à plusieurs kilomètres sous le niveau de la mer, se sentant comme un rat prisonnier dans une cage bien trop petite pour lui. Il était en Enfer.

    « Est-ce que… ça va ? articula difficilement Elisabeth, qui reprenait elle aussi sa respiration, adossée au mur à côté de lui.

    Il l’ignora, absorbé dans ses réflexions.

    - C’est… putain, mais c’est… ! commença Tsuhiko, sans réussir à trouver les mots pour continuer.

    Axel cligna des yeux. Sa gorge se noua tout à coup, tandis qu’il sentit une goutte de sueur perler sur son front… à moins que ce ne fusse du sang.

    - Démentiel, termina Elisabeth en soupirant bruyamment. Raya ?

    Au moins, ses cheveux étaient assortis avec ses vêtements, maintenant. Rouge pétant… enfin, non, pas vraiment. Merde. Merde, merde, merde. MERDE.

    - Ax’ ? reprit Elisabeth, constatant que Raya n’était toujours pas prête à parler – cette dernière était restée piquée à côté d’Axel et continuait de regarder fixement un point vague devant elle. Au moins, elle ne tremblait plus comme une feuille, c’était toujours un point positif.

    Axel secoua la tête. Ce n’était… pas possible. Putain, mais non…

    - Axel ? insista-t-elle, surprise de ne pas l’entendre répondre.

    NON.
    Il se leva brutalement tandis qu’une douceur lancinante lui traversait l’épaule droite. C’était… fini ? Sans rien dire, il se mit brusquement à dévaler les escaliers aussi vite que possible. Il les fuyait.

    - AXEL ?!

    Tsuhiko n’attendit pas l’exclamation d’Elisabeth pour se précipiter à la poursuite de son ami. N’ayant à son inverse pas eu à faire directement face à Karl un peu plus tôt, il le rattrapa rapidement et ne se retint pas. Le saisissant brutalement par le t-shirt, il le plaqua contre le mur deux étages plus bas, attendant que les filles les rejoignent.


Dernière édition par Shade le Jeu 4 Juin 2009 - 18:36, édité 1 fois
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Hax
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MessageSujet: Re: Black. [ Histoire complète ] Jeu 4 Juin 2009 - 18:18

    - Eh. Tu fais quoi, là ?!

    Axel ne lui répondit pas. Il se contenta de garder les yeux baissés, incapable de le regarder en face. Tsuhiko s’énerva.

    - Ecoute. Je n’ai pas l’intention de partir dans un long discours typé comme quoi elles et moi avons besoin de toi. Mais tu sais ce que j’en pense, hein ?! C’est quoi ton problème ? Tu flippes, tu te pisses dessus, tu veux te la jouer en solo ? T’as pété une durite ?!

    Il le pressa un peu plus contre le mur, attendant une réponse.

    - Tsu’, lâche-le ! s’exclama Elisabeth qui les rejoignait enfin, traînant derrière elle la coquille vide d’âme qu’était devenue Raya McNegan quelques minutes auparavant. Ax’, tu t’expliques, bordel ?!

    Axel leva finalement les yeux vers elle.

    - J’ai été mordu, dit-il. Quand on est mordu, on est contaminé. Il faut que je me barre.
    - De… quoi ?! répondit-elle en pâlissant de nouveau. Quand ça ?
    - Quand Karl m’a sauté dessus, juste avant que Tsu’ ne vienne m’aider. A l’épaule, termina-t-il en désignant d’un vague signe de tête cette dernière, qui continuait de saigner sous la déchirure de son t-shirt.


    Elisabeth secoua frénétiquement la tête.

    - Mais… mais non ! Tu en es sûr ?!
    - Ouais, soupira-t-il en la quittant des yeux.


    Il sentit ses tripes se nouer. Maintenant que c’était dit… eh bien, il en prenait enfin conscience. C’était un fait. Il ne pouvait plus leur être d’aucune aide, loin de là. Il ne reverrait jamais un ciel qui ne soit pas entièrement synthétisé par l’Homme, il ne respirerait plus l’air frais de la surface. Il resterait à jamais coincé ici-bas, à bouffer de l’humain et à courir comme un déluré… s’il ne se faisait pas lui-même boulotter avant de se transformer, étant donné qu’il n’avait aucune idée du temps dont il disposait avant de devenir comme eux. Il sentit la pression qu’exerçait Tsuhiko contre lui s’atténuer, et put enfin se décoller du mur tandis que son ami le lâchait en crachant une injure à voix basse.

    - Tu n’as pas été mordu.

    Il releva de nouveau la tête, posant son regard d’ébène sur Raya, qui le fixait avec insistance. Elisabeth et Tsuhiko en firent de même.

    - Karl ne t’a pas mordu, répéta-t-elle. Je l’ai vu, j’étais là.

    Il fronça les sourcils. Elle se décidait enfin à sortir de son mutisme, et voilà qu’elle se mettait à le contredire. Alors que c’était à cause d’elle, en fin de compte. C’était de sa faute à elle, s’il était ainsi condamné. Putain, tout ça parce qu’elle n’avait pas été foutue de bouger une fois le moment venu. C’était rageant. Mais le plus énervant… c’était qu’il n’arrivait même pas à lui en vouloir.

    - Qu’est-ce que t’en sais ?! aboya-t-il sur la défensive. Il était sur moi, t’as rien pu voir, ajouta-t-il en relevant sa manche pour lui montrer la plaie qui lui entaillait l’épaule.
    - Il ne t’a pas mordu, continua-t-elle sans broncher. C’est pas lui qui t’a fait ça. C’est du verre qui t’a coupé.


    Il la dévisagea, interloqué. Elle reprit calmement.

    - Y avait une lampe sur le bureau, dans la chambre. Pendant que tu lui filais des coups de chaise, tu l’as heurtée et elle est tombée. Elisabeth et moi avions retiré l’abat-jour en arrivant parce qu’elle éclairait pas assez. L’ampoule a éclaté en heurtant le sol, et des bouts de verre ont été projetés un peu partout. Quand Karl t’a sauté dessus, tu es tombé sur l’un d’entre eux, particulièrement gros. J’ai bien vu qu’il ne t’a pas mordu. Regarde, ta blessure est trop nette pour que ça soit une marque de dents, c’est une coupure. T’as même des petits débris de verre dans les cheveux depuis tout à l’heure, termina-t-elle en le pointant du doigt.

    Toujours aussi surpris, il se passa machinalement la main sur la tête pour en ressortir quelques minuscules fragments d’ampoule, qu’il contempla un long moment avant de la regarder de nouveau.

    - Tu es sûre ? l’interrogea-t-il.
    - Oui, fit-elle en hochant rapidement la tête.
    - AHAH… EXCELLENT ! hurla brusquement Tsuhiko en se jetant sur son ami, dans un élan d’affection particulièrement théâtral et, c’était évident, hautement surjoué. T’ES GUERIII, YOUPIIIIIIIIIIIIIIIII, JE TE PARDONNE JE T’AAAAIIIIME !!!


    Et Axel fut de nouveau plaqué contre le mur tandis que son comparse s’agrippait frénétiquement à son cou, lui donnant l’impression de subir l’assaut d’une espèce mutante de boa constrictor en mal d’affection.

    - Attends, souffla Axel qui préférait garder la tête froide. J’ai quand même beaucoup de sang sur moi. Si du sang contaminé est entré en contact avec le mien…
    - On peut être sûrs de rien, lui répondit Raya.
    - C’est pas pour autant qu’on va te laisser là au cas où, rajouta Elisabeth qui reprenait des couleurs.
    - VOUI, beugla Tsuhiko qui n’était vraisemblablement pas décidé à le lâcher.
    - Il faudra quand même te soigner ça, reprit Elisabeth. Il doit y avoir des trucs de secours dans l’hôtel… mais mieux vaut ne pas retourner dans le hall. Déjà qu’on va devoir traverser le principal si on veut sortir d’ici… faut qu’on se fixe sur ce qu’on va faire, on est dans une belle merde.


    Sa voix dérapa légèrement sur la fin de sa phrase et elle serra les dents. Elle s’efforçait de paraître sérieuse, mais elle était en réalité morte de trouille et paniquait totalement. Elle inspira un grand coup, se remémorant les nombreux films et séries télévisées qu’elle avait eu l’occasion de regarder jusque là. Il lui fallait garder son sang-froid. Ils devaient dans un premier temps s’occuper d’Axel. Elle avait tout comme eux une certaine expérience des films d’horreur – et savait aussi que Raya en avait vus quelques uns, même si celle-ci n’était pas une grande adepte de la télévision ou du cinéma – et avait donc des connaissances en la matière. Il faudrait donc prendre le temps de réfléchir posément à un plan, mais avant tout, la blessure de leur ami devait être traitée, même de la façon la plus bénigne qui soit. Ne serait-ce qu’un bandage pour éviter que, justement, elle se retrouve en contact avec quoi que ce soit de contaminé. La solution lui parut alors évidente, et elle s’en voulut de ne pas y avoir pensé plus tôt.

    - On a qu’à t’improviser un pansement avec ton t-shirt… ou plutôt celui de Tsu’.

    Celui-ci la reluqua avec scepticisme, les yeux plissés.

    - Euh… pourquoi le mien ? Tu rêves de me voir torse-nu ou… ?
    - Même un bout, ça suffit, trancha-t-elle. Comme l’a dit Ax’, le sien est plein de sang et peut-être du contaminé. Ca serait con de l’infecter comme ça, non ? Toi, t’es propre. Enfin… ça reste à démontrer, mais au moins, tu risques pas de faire de lui un zombie.
    - Mais… J’y tiens à mon t-shirt, moi !
    - Tsu’, déconne pas, par pitié. T’es un mec, comporte-toi comme tel.


    Tsuhiko protesta encore quelques secondes avant d’abandonner finalement la partie, cédant un morceau de son t-shirt à Axel en lui faisant promettre de le lui rembourser une fois qu’ils seraient de retour sur à la surface. Elisabeth lui arrangea rapidement un bandage improvisé – lui rappelant au moins trois fois qu’il faudrait désinfecter la plaie dès que ce serait possible – et tous s’assirent finalement dans les escaliers afin de réfléchir à une stratégie.

    - Ne traînons pas. J’aime pas rester ici, à côté d’eux, et Karl nous a lui-même montré que les types comme lui étaient parfaitement capables de défoncer une porte, lâcha Tsuhiko en continuant de contempler son vêtement à moitié déchiré.
    - Oui, acquiesça Elisabeth. On peut de toute façon pas rester une éternité ici. Le mieux est de se barrer aussi vite que possible. Plus on attendra, et plus il y aura de contaminés.
    - Mais… vous n’êtes même pas sûrs que cela se transmet, avança timidement Raya, bien décidée à participer à la conversation cette fois-ci.
    - On se base sur les faits, lui répondit Tsuhiko sur un ton grave.
    - Quels faits ? l’interrogea-t-elle.
    - Ceux des films.
    - On est pas dans un film, sans vouloir t’offenser.
    - Peut-être, sourit-il. Mais ça n’empêche pas une horde de zombies de courir un peu partout autour de nous et de mordre tout ce qui bouge.
    - Mieux vaut penser comme ça, on est jamais trop prudents, intervint Elisabeth tandis que Raya se renfrognait légèrement.
    - L’Ascenseur est à plus de trente minutes de marche d’ici, les coupa Axel. C’est notre seul moyen de nous en sortir.


    Tous se tournèrent vers lui. Il semblait être celui qui était le mieux à même de gérer la situation... ou tout du moins, il s’imposait comme le chef de la troupe à ce moment-là.

    - Les rues sont infestées de zombies. Il faut qu’on s’y rende rapidement et discrètement. Le mieux serait qu’on passe inaperçus. Les routes sont impraticables, trop de voitures abandonnées, donc on va devoir se le faire à pieds. C’est de toute façon plus discret… mais plus dangereux.
    - Et si l’Ascenseur ne marche pas ? demanda Raya qui, elle, avait visiblement décidé d’être l’apport en pessimisme du groupe.
    - Si il marche pas… on est encore plus dans la merde, répliqua-t-il. On trouvera bien un moyen. Pour l’instant, le courant est toujours établi dans la ville.
    - Y a un générateur de secours, normalement, grommela Elisabeth. J’avais vu un documentaire là-dessus y a trois ans.
    - Vous croyez vraiment qu’on peut faire marcher ce truc ? On sait même pas comment le contrôler, soupira Tsuhiko, lui aussi peu confiant.
    - Il faudra bien, Tsu, reprit Axel. Il nous faudrait aussi de quoi nous défendre… mais dans l’immédiat, nous allons nous diriger directement vers l’Ascenseur. Si vous trouvez des barres métalliques en chemin, ou des trucs du genre… n’hésitez pas, tant que ça ne vous encombre pas trop.
    - Y a pas beaucoup de chances pour que ça marche… ça paraît trop simple.


    Axel donna un coup de coude à Tsuhiko.

    - Je vois pas d’autre moyen.
    - C’est sans doute qu’il n’y en a pas, conclut Raya avec placidité. »


    Ils continuèrent de se concerter pendant quelques minutes, tentant de se préparer à toutes les situations possibles. On ne se séparait pas. Si on se séparait… on tâchait d’être au moins à deux. Et si on était carrément tout seul… on essayait, si on perdait de vue les autres, de se rendre tout seul à l’Ascenseur. Si le groupe était divisé, ceux qui réussissaient à atteindre le point d’arrivée devaient attendre les autres pendant deux heures au grand maximum. Si personne ne venait, ils partiraient – dans l’optique où ils le pouvaient. Dans le cas où on se retrouvait obligés de combattre des contaminés, on s’attaquait à la tête en priorité. Si on se retrouvait nous même contaminé… ils avaient malgré tout préféré ne pas aborder ce sujet. Et une fois le plan de bataille achevé, nos braves petits soldats débutants se levèrent tous d’un seul homme, prêts à en découdre avec la menace cannibale. Ils avaient perdu bien assez de temps comme ça.
    La partie de l’hôtel réservée aux élèves constituait tout le septième étage. Ils s’étaient arrêtés au niveau du cinquième pour discuter, et descendirent en vitesse jusqu’au rez-de-chaussée, avant de se stopper devant la porte qui débouchait sur le hall principal.

    « Bon, dit Axel avec gravité. Vous êtes prêts ? Surtout, on fait attention.
    - J’ai l’impression d’être membre d’un commando d’élite, grommela Tsuhiko. Chef, oui chef.
    - Brave petit, brave, lui répondit son ami avec un regard amusé.


    Elisabeth les dévisagea l’un après l’autre, estomaquée. En toute honnêteté… comment était-il possible de plaisanter dans une situation pareille ? Elle ne comprenait plus rien, et se sentait passablement irritée à la pensée qu’ils étaient peut-être assez cons pour considérer tout cela comme un jeu. Il n’y avait absolument pas de quoi rire, et elle était elle-même à deux doigts de vomir tant son estomac était retourné par la situation présente. Sans oublier que le t-shirt maculé de sang d’Axel n’arrangeait en rien la situation. Elle cligna plusieurs fois des yeux, tentant d’oublier le sentiment de malaise qui grandissait en elle. Son stress n’avait de cesse de s’accroître, elle était dans un état de crispation hors du commun. Et elle manqua de hurler lorsqu’elle constata avec horreur que quelqu’un les fixait avec un peu trop d’attention depuis le haut des marches, quelques mètres derrière eux.

    « Ma… MADAME SANTIAG ?! s’exclama-t-elle tandis qu’une sueur froide parcourait tout son corps.

    Les trois autres se retournèrent brusquement vers leur professeur d’italien, qui continuait de les contempler fixement.

    - Les… les enfants ? demanda-t-elle, la voix tremblante.

    Elle fit un pas hésitant vers eux. Elle boitait. Ils reculèrent tous instinctivement. Elle était couverte de sang… et il semblait bien que c’était le sien. Des griffures lui barraient le visage et le cou. Son poignet gauche suintait, et l’une de ses chevilles portait la trace d’une profonde morsure – ce qui expliquait pourquoi elle avait du mal à se déplacer.

    - Les enfants… vous allez bien ?

    Elle continua d’avancer, la démarche saccadée. Descendit une, deux marches. Puis trois. Réduisant peu à peu la distance qui les séparait d’elle.

    - Vous… je… il y avait ces… ces… je…

    Elle vacilla, se tenant brutalement le ventre. Sembla cracher par terre avant de se redresser, pour constater qu’ils étaient à présent tous collés le dos contre la porte. Ils ne pouvaient plus s’éloigner sans l’ouvrir et donc prendre le risque de se frotter à une nouvelle horde de monstres.

    - A… attendez, fit-elle en accélérant soudainement, tendant une main agitée de spasmes vers eux. Attendez, je… ne me laissez… je… je… aaahhh…

    Elle s’arrêta, pliée en deux. Son corps semblait convulser. Axel jeta un coup d’œil vers ses compagnons.

    - Elle est…

    Il n’eut pas le temps de finir sa phrase. Melina Santiag poussa un cri strident qui leur retourna les entrailles, ses doigts se refermant brusquement sur ses jambes tandis que sa respiration saccadée se muait en un souffle rauque.

    - BOUGEZ-VOUS ! » lança Axel en se décollant de la porte pour pouvoir l’ouvrir.

    A peine avait-il posé la main sur la poignée de celle-ci qu’un nouveau cri, semblable à un rugissement bestial cette fois-ci, retentissait dans leur dos.
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MessageSujet: Re: Black. [ Histoire complète ] Jeu 4 Juin 2009 - 19:09

" Axel secoua la tête.

- Nah… on s’est dits qu’ils pourraient rien faire, de toute façon. On lui a donné du paracétamol, ça a eu l’air de le calmer… un peu.
- Vous auriez dû, ne serait-ce que pour pourrir la nuit de Darraut, répliqua Elisabeth avec un regard assassin qui le fit tressaillir.
- Peut-être… "

Bon bah je vais m'imprimer tout ça pour ce soir :].
Edit : =O. Si ç'avait été un livre, je l'aurais lu dans la soirée... Pauvre Karl.
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Mira
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MessageSujet: Re: Black. [ Histoire complète ] Ven 5 Juin 2009 - 16:05

*O*

Un peu désolée pour Karl, mais bref, je m'en remttrais xD Toujours aussi merveilleusement bien. En plus, ya de l'action. C'est vrai que ça fait très film d'horreur, mais soit ! Ca tient la route. J'me demande ce qu'ils vont faire - ou devenir, devrais-je dire xD
Prend ton temps, pour la suite, pour faire quelque chose de bien =) Tu es bien partie quand même pour faire quelque chose d'assez complet, si j'y crois mon expérience en textes qui se veulent immenses et se finissent avec guère plus de deux pages à cause du manque d'inspiration. Bref, te force pas trop xD
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Loly Pop
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MessageSujet: Re: Black. [ Histoire complète ] Ven 5 Juin 2009 - 17:23

"ui donnant l’impression de subir l’assaut d’une espèce mutante de boa constrictor en mal d’affection."

Je ne sais pas ce que "constricor" veut dire mais j'ai bien rigolé xDD
LA SUIIIITE! What a Face
Enfin bon pas la peine de te précipiter: si c'est pour donner un texte tout bâclé juste pour faire plaisir à ses fans impatients... autant prendre son temps non? xD
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Hax
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MessageSujet: Re: Black. [ Histoire complète ] Ven 5 Juin 2009 - 18:45

    Merci beaucoup à vous ^^
    [ J'ai corrigé la faute, Lady Diana, thanks =) ]

    Je tiens à signaler à l'avance, au cas où, que cerne est bien masculin. Ca m'a moi-même beaucoup surprise ._.
    Je vais tâcher de vous faire un joli chapitre 10. Disons qu'y a deux personnages qui doivent apparaître plus tard et que j'ai hâte d'en arriver à là.

    Loly' : tu connais pas le boa constrictor ?
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MessageSujet: Re: Black. [ Histoire complète ] Sam 6 Juin 2009 - 8:29

Enorme ton histoire. Oo.
Toi aussi t'as hate de faire arriver tes nouveaux personnages xD, t'es pas la seule ^^
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Mira
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MessageSujet: Re: Black. [ Histoire complète ] Sam 6 Juin 2009 - 9:36

Moi j'men fiche, ils sont déjà arrivés, mes nouveaux personnages =D *se prend la porte*
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MessageSujet: Re: Black. [ Histoire complète ]

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Black. [ Histoire complète ]

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